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Manifestations des opposants: Eric Kahé : « Le combat n’a de noblesse que lorsqu’il sert le peuple »

La Côte d’Ivoire traverse en ce moment une crise pré-électorale qui met face-à-face les partis politiques de l’opposition et le gouvernement dont la gestion de ladite crise est adoubée par le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Les positions de part et d’autres, relatives à un 3ème mandat du président sortant de la République et la liste électorale, restent figées. Depuis le lundi 10 août 2020, espérant atteindre ses objectifs entre autres le retrait d'Alassane Ouattara de la course, l'audit de la liste électorale, la plateforme de l’opposition est dans la rue. En France, la diaspora ivoirienne s’est retrouvée à Paris. C’est là que les différents leaders politiques ont pris la parole pour remobiliser leurs troupes.

L’ex-Ministre en exil, Eric Kahé, au nom de la plateforme politique, Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS) qui regroupe les militants du Front populaire ivoirien se réclamant de Gbagbo, a jugé nécessaire de passer un message qui maintiendrait la flamme militante chez ses compatriotes. « Un combat n’a de noblesse que lorsqu’il sert le peuple. Et les peuples ont des dirigeants qu’ils méritent. Je voudrais vous inviter à faire en sorte que nous ayons de bons dirigeants », a d’abord révélé le président de  l’Alliance ivoirienne pour la république et la démocratie (AIRD) avant d’exhorter les « marcheurs à poursuivre » la lutte. « Ce n’est pas à quelques mètres de la ligne d’arrivée que vous aller vous décourager, vous allez baisser les bras pour quelques motifs que ce soit. Je voudrais vous dire que nous devons apprendre à nous faire confiance mutuellement pour arriver jusqu’au bout. La moisson est grande et nous avons besoin de beaucoup d’ouvriers pour gagner la bataille. N’abandonnez pas votre place. N’oublions pas que sur les côtes de l’Afrique de l’ouest, du Nigeria au Liberia en passant par le Ghana, le Togo et le Benin, des dizaines de milliers de nos compatriotes sont encore en exil. C’est à eux que vous devez ce combat pour qu’ils regagnent leur pays », a déclaré l’orateur à l’assistance. Indiquant que c’est un exil qui est contraire à la Constitution ivoirienne.

L’ex-Ministre du Commerce s’est également voulu rassurant en rappelant que « si en 2010, la communauté internationale s’est laissée fascinée par une virginité de façade, aujourd’hui beaucoup d’eaux ont coulé sous le pont Félix Houphouët-Boigny. » Selon lui, c’est pour prolonger la souffrance des Ivoiriens qu’Alassane Ouattara voudrait rempiler pour un troisième mandat qui est anticonstitutionnel. « Nous disons que notre Constitution n’est pas à violer. Elle est une boussole et cette boussole-là doit pouvoir nous unir et non nous diviser. Les partisans du chef de l’Etat sortant parlent d’une mise à zéro du compteur. Non, le compteur n’est pas mis à zéro.», a noté l’ex-collaborateur du président Laurent Gbagbo.

Content created and supplied by: Saint_Claver_Oula (via Opera News )

Eric Kahé

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