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La France reprend ses droits au Mali; le rêve des partisans de la Russie, brisé; Barkhane se maintient

Les malentendus entre la junte militaire à Bamako et l'Élysée relèvent désormais du passé. Plus d'un mois après le deuxième putsch du Colonel Assimi Goita, le 23 Juin, Emmanuel Macron semble avoir digéré ce coup de force, la diplomatie pragmatique ayant visiblement fait son effet.

Ce Vendredi 02 Juillet, Paris annonçait dans un communiqué relayé dans la presse Française et confirmé par le ministère des armées, "qu'à l’issue de consultations avec les autorités maliennes de transition et les pays de la région, la France prend acte des engagements des autorités maliennes de transition » endossés par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et a « décidé la reprise des opérations militaires conjointes ainsi que des missions nationales de conseil, qui étaient suspendues depuis le 3 juin dernier »", pouvait-t-on lire ce Vendredi dans un article de la rédaction Web du quotidien Le Monde.

En des termes plus clairs, les nuages ont été dissipés. Les intérêts collatéraux étant sans doute trop importants pour consommer l'idée d'une rupture.

Présente avec plus de 5000 soldats au Sahel dans le cadre de l'opération Barkhane, l'armée Française a multipliée ces dernières semaines des prouesses avec l'élimination de plusieurs chefs djihadistes, dont Baye Ag Bakabo, soupçonné d'être à l'origine de l'assassinat des journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon en 2013.

Le Mali reste un théâtre d'opération stratégique pour la France sur le plan militaire, et l'annonce de ce Vendredi met un terme brutal aux illusions des antifrançais qui s'étaient osés à croire pendant quelques semaines, à une éviction de la l'ex puissance coloniale, au profit de la Russie de Poutine.


Assimi Goita a-t-il fini par rentrer dans les rangs, lui qui selon des sources proches de la junte, aurait consenti avec un certain nombre d'officiers à nouer des relations militaires avec Moscou, comme s'en répandait la rumeur au lendemain du coup d'état ?

Après la Centrafrique, la percée Russe dans le giron Français en Afrique de l'Ouest, et notamment dans une région Sahelienne jonchée de ressources énergétiques, marque un coup d'arrêt pourtant prévisible.

Dans ce bras de fer, Macron vient de prendre le dessus sur le maître du Kremlin, en quête d'opportunités dans un continent, duquel la Russie s'était desengagee déjà, vers le milieu des années 1980.

Raoul Mobio 

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

Assimi Goita Française Mali Russie

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