Sign in
Download Opera News App

 

 

Menaces sur la réélection de Macron, Ouattara visé par le syndrome Gbagbo-Jospin

Moins d'un an avant l'élection présidentielle en France, les chiffres sont alarmants pour l'actuel chef d'état, Emmanuel Macron. Dans un sondage BVA publié ce Vendredi 23 Avril 2021 et rapporté par l'AFP, l'institut révèle que six Français sur dix, ne seraient pas prêts à renouveler leur confiance à l'actuel président dans les urnes lors de la présidentielle d'Avril 2022. 

En cause, ''le bilan des quatre années de présidence Macron'', décrié par la majorité des électeurs Français, dont 61% seraient défavorables à une reconduction du successeur de François Hollande à l'Elysée. Pour cette frange de l'électorat, les échecs de Macron se situent notamment sur les dossiers de l'immigration, de la sécurité, du pouvoir d'achat et de l'emploi. 


Le sondage réalisé pour le compte de RTL et d'Orange, précise par ailleurs que la popularité de l'actuel président reste plutôt stable, à 39%. Pour le pouvoir en place à Abidjan, ces données n'augurent rien de rassurant. Réputé très proche de l'homme fort d'Abidjan, Alassane Ouattara, une éventuelle chute d'Emmanuel Macron, surtout en cas d'ascension de la dirigeante du Front National (FN), Marine le Pen, pourrait avoir des conséquences imprévisibles sur le régime Ivoirien. 

Si la réélection de Ouattara à un 3ème mandat en Octobre 2020, a été reconnue par la communauté internationale, le numéro 1 Ivoirien, le doit avant tout à son homologue Français, Il a fallu que l'Elysée adoube cette réélection le 11 Novembre, dans un courrier ultérieurement dévoilé le 15 Novembre pour que le reste de la communauté internationale s'aligne. La posture d'avocate qu'a adoptée la France à travers son ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et son président, Emmanuel Macron, en justifiant le troisième mandat par la disparition inopinée de l'ex premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, candidat du parti présidentiel, a été d'un appui décisif pour le régime du RHDP, laminé dans l'opinion internationale par les rapports virulents des ONGs de défense des droits de l'homme. 

Autre constat, les visites régulières du dirigeant Ivoirien dans la capitale Française. Aucune autre capitale Occidentale n'a accueilli le dirigeant Ivoirien depuis sa réélection, exceptée Paris. En outre, un tel scénario ressemblerait à celui expérimenté par son prédécesseur, Laurent Gbagbo, pour qui la déroute à la présidentielle de 2002 du chef du gouvernement Français d'alors, Lionel Jospin, avait été lourde de conséquences. 

Lorsqu'en Septembre 2002, la rébellion armée éclatait, l'ex dirigeant Ivoirien se voyait privé de tous ses appuis au sommet de l'exécutif Français. Même au sein du Parti Socialiste (PS), l'ancienne garde incarnée par Lionel Jospin, Charles Josselin, Henri Emmanuelli, Guy Labertit et autres, et qui avait longtemps parrainée Laurent Gbagbo dans sa carrière politique, n'était plus que l'ombre d'elle-même. 

Dans les prises de décision de Paris vis-à-vis du dossier Ivoirien, ce handicap s'est fait fortement ressentir. Pour Alassane Ouattara, rien n'est exclu, à moins qu'un retournement de situation n'écarte les chances de sa rivale directe d'extrême droite, de se faire élire.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

emmanuel macron france françois hollande marine le pen

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires