Sign in
Download Opera News App

 

 

Chronique / Regard sur l'Afrique et ses dirigeants : quand les "anges" deviennent des "démons"

« La perfection n’est pas de ce monde », dit l'adage. Ceci pour dire qu’aucune œuvre humaine, aucun être humain ne peut prétendre à la perfection ou même échapper aux critiques réductrices d’autrui, pendant le bref moment qui lui est donné de vivre en cette vie. La vie de l’homme apparaît ainsi comme une étoile  qui brille à un moment donné, mais qui s’éteint à coup sûr.

Ce syndrome du revers et de la déchéance; cette fatalité implacable de revirement liée à la vie ou à la nature humaine n’a jamais connu meilleure illustration que sur le terrain politique. Là où les gouvernants, une fois au pouvoir, retournent leurs vestes et se mettent à dos le peuple dont ils incarnaient l’espoir qui leur a valu leurs suffrages.

En effet, dans un État, dans un système démocratique où le pouvoir appartient aux élus de la nation, c’est à ces élus que la gestion de la vie de la cité revient. Mais en même temps, les malheurs et les déboires du pays leur sont exclusivement imputables, en cas d’échec.

Dans ce cas précis, quand tout va mal, dès lors que la crise se fait sentir, les critiques dépréciatives fusent de toute part. Des groupes de pression se créent. Des voix s’élèvent pour dénoncer tel ou tel méfait. Les tensions s’intensifient et la fronde sociale se met en ébullition.

C’est à ce moment que l’Opposition politique entre en scène. C’est à ce moment qu’apparaît l’homme providentiel, le leader charismatique, le médecin débonnaire, qui va concentrer toutes les passions agissantes pour les transformer, par la suite, en arme puissante de conquête du pouvoir d’État.

Il apparaît les mains propres. Il n’a jamais commis de gaffes. Il jouit d’une probité candide. Il porte en lui les lauriers de la "résurrection" du pays en lambeaux. Il se propose de résoudre, une fois pour toute, les problèmes du peuple désenchanté.

Et pendant que les gouvernants sont hués, diabolisés, voués aux gémonies, l’homme providentiel entre en campagne de diabolisation du pouvoir en place. Il use et abuse de son talent d’orateur émérite, sous les vivas enflammés des foules enthousiasmées, voire euphoriques.

Se présentant comme l’interprète suprême de la vérité générale, il mobilise les groupes sociaux, en appelle aux masses, les galvanise, en poussant jusqu’à ses ultimes conséquences le proverbe ‘’ Vox populi-vox dei ‘’ c’est à dire  ‘’la voix du peuple, la voix de Dieu’’.

Mais quand enfin les vœux du peuple sont exaucés et que de nouveaux dirigeants sont portés au pinacle, l’alternance tant attendue se transforme en cauchemar et on assiste à un simple changement d’élites à la place de la "Révolution".

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les protestations resurgissent. Et on y va pour un éternel recommencement. A bien y réfléchir, les politiciens sont comme des couches de bébé. Il faut les changer souvent et, toujours, pour les mêmes raisons. Pauvre Afrique "DEMON-CRATIQUE" des illusions perdues et des coups d'Etats INUTILES.

THE BEST OF THE BEST                                 

                                                                                            

Content created and supplied by: thebestofthebest (via Opera News )

les anges

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires