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Rejet des candidatures de l'opposition: Me Roger Dakoury contredit le président de la CEI

Le rejet de plusieurs candidatures, surtout de l'Opposition, par la CEI suscite toujours le débat. La dernière en date vient de Me Roger Dakoury Diaz d'EDS.

Me Roger Dakoury Diaz, ici en compagnie du ministre Moïse Lida Kouassi, tous deux candidats à Lakota (image d'archives).

Rappel des faits. Le renouvellement du parlement ivoirien est prévu pour le 06 Mars prochain. À ce niveau, plusieurs candidatures issues des différents groupements politiques se sont faites jour; avec en prime, la participation du FPI-GOR. De nombreux cadres proches du président Laurent Gbagbo ont donc candidaté, dont Koné Katina, Damana Adia Pickass et bien d'autres exilés. Mais, la CEI, par la voix de son président, a jugé que les deux cadres du FPI ne pouvaient compétir faute d'avoir résidé durant ces 5 dernières années sur le territoire national, comme le prescrit le Code électoral. Au grand étonnement de nombreux militants de l'Opposition. Ibrahime Coulibaly-Kuibert réclame aux recalés de prouver qu'ils ont résidé en Côte d'Ivoire durant la période précédant le dépôt des candidatures. Le président de la CEI s'est même fendu d'une déclaration sur le site internet de son institution. Selon lui, "la CEI part du principe que tous les ivoiriens sont résidents en Côte d'Ivoire sauf pour ceux dont la notoriété va établir qu'il vit à l'étranger".

Ces propos dérangent dans l'Opposition qui fondait d'immenses espoirs sur ses deux "champions" à Port-Bouët et à Marcory, pour parler du ministre Koné Katina et de l'ex leader de la JFPI, Damana Pickass. Dans un post publié aujourd'hui sur sa page Facebook, l'ex président de l'association des réfugiés ivoiriens au Ghana s'insurge contre de tels propos. Pour Me Dakoury qui fut membre de l'administration judiciaire au Conseil d'État sous la Refondation, le président de la CEI outrepasse carrément les prérogatives que lui confère la loi à propos des dossiers de candidature aux législatives. "Coulibaly-Kuibert raconte des histoires à dormir debout. La loi lui a tout simplement demandé de "vérifier" si les pièces qu'elle exige à chaque candidat sont dans le dossier. Point. Il n'a aucun pouvoir d'en exiger d'autres", se justifie-t-il. Et de relancer concernant la Notoriété demandée à ses camarades: "qu'appelle-t-il "notoriété" ? C'est cela la notion de la théorie de la connaissance acquise. Or, la loi est très limpide pour ne pas lui concéder la moindre manœuvre de ce type. Ou bien les pièces exigées par la loi sont dans le dossier ou elles n'y sont pas. Point", poursuit-il. Avant de conclure: "non, monsieur le magistrat chevronné. C'est une hérésie pour "la CEI de partir du principe que tous les ivoiriens résident forcément en Côte d'Ivoire". Car, il y en a même qui sont nés hors de la Côte d'Ivoire, et y résident. On fait plutôt la preuve de sa résidence en Côte d'Ivoire au moyen d'un certificat de résidence. La CEI avait à se contenter des pièces édictées par la loi. Aucun pouvoir d'enquête extrajudiciaire...".

Candidat avec le ministre Moïse Lida Kouassi à Lakota pour le compte d'EDS (FPI-GOR), Me Roger Dakoury Diaz attend désormais le Conseil Constitutionnel qui doit trancher en dernier ressort. Après quoi, on passera à la campagne proprement dite puis au vote prévu pour le 06 Mars. Espérons que les recalés Koné Katina et Damana Pickass puissent candidater.

Patrick Russel

Content created and supplied by: Patrick_Russel (via Opera News )

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