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Affaire accréditation refusée au mari de Kandia : comment en est-on arrivé à cette situation ?

Inza Camara est-il Ivoirien ou Américain ? Le Département d’État veut voir trancher cette question avant d'accorder l'accréditation de Consul général de Côte d’Ivoire à New York l'ancien professeur de gym. Les États-Unis ne badinent pas avec la question de la nationalité. Soit vous êtes Américain, soit vous êtes étrangers. La double nationalité y étant proscrite.Le Consul Général Inza Camara attend toujours son accréditation (Photo Web)

Inza Camara est un bi-national. Il est Ivoirien et Américains. Pourquoi, malgré cette double nationalité, l’ancien professeur de sport a pu être nommé  Consul général de la Côte d'Ivoire aux États-Unis ? Que dit le code de la nationalité ? Dans quels cas la double nationalité est admise en Côte d’Ivoire ? L’époux de la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Diaspora, Kandia Camara Kamissoko remplit-t-il ces conditions ?

Le code de la nationalité ivoirien admet la double nationalité dans des cas très restrictifs. Comme le cas d’un Ivoirien mineur qui possède également et du fait de la loi, une nationalité étrangère (article 49 de la loi N° 61-415 du 14 décembre 1961 portant code la nationalité ivoirienne). C’est le cas encore de la femme ivoirienne qui épouse un étranger, sans avoir expressément déclaré, avant le mariage, qu’elle répudie la nationalité ivoirienne (article 51). On peut citer dans le même registre, le cas d’un homme de nationalité étrangère qui épouse une Ivoirienne. S’il acquiert la nationalité ivoirienne du fait de son mariage dans les conditions de la loi, il bénéficiera de la double nationalité. On peut encore citer le cas des étrangers naturalisés. Il ne leur est pas fait obligation de renoncer à leur nationalité d’origine.

En revanche que dit la loi pour un Ivoirien qui prend une autre nationalité ? L'artiste 48 dispose clairement comme suit : « Perd la nationalité ivoirienne, l’Ivoirien majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère ou qui déclare reconnaître une telle nationalité.

Toutefois, pendant un délai de Quinze ans, à compter de l’inscription sur les tableaux de recensement, la perte est subordonnée à l’autorisation du Gouvernement par décret pris sur rapport du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et après avis du ministre de la Santé publique et du ministre de la Défense nationale

En clair, Inza Camara est frappé par l’article 48 de la loi sur la nationalité. Ses nationalités ivoirienne et américaine étant connues, l’on se demande pourquoi il a été choisi pour une mission diplomatique aussi importante que celui de diriger le Consulat de la Côte d’Ivoire à New York ? On sait que nombre d’Ivoiriens de naissance prennent la nationalité d’autres pays. En général celle de pays européens ou américains. Ceux-ci contournent la loi sur la nationalité, notamment en son article 48. Ce n’est pas une raison suffisante pour qu’un officiel ivoirien exerçant dans les plus hauts sommets de la diplomatie viole lui-aussi la loi.

Les déboires d’Inza Camara aux États-Unis doit interpeller les autorités au pouvoir. A un moment donné, il faudrait que tous les Ivoiriens soient soumis à la loi et aient un égal traitement.

Théodore Sinzé

 

 

 

 

 

Content created and supplied by: ThéodoreKoffiSinzé (via Opera News )

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