Sign in
Download Opera News App

 

 

Après avoir traité Gbagbo de tribaliste: Affi N'guessan en campagne dans son bastion

Pascal Affi N'guessan, président contesté du Front populaire ivoirien (FPI) ne décolère plus depuis la décision de Laurent Gbagbo de lui laisser l'enveloppe, dit-il, du parti politique pour créer un nouvel instrument de lutte. Le contraste est très éloquent car Pascal Affi N'guessan qui a longtemps traité les inconditionnels de Gbagbo de tribalistes, a choisi sa région, le Moronou, comme première étape de sa campagne nationale et internationale d'explication des raisons de la rupture entre l'ex-président ivoirien et lui.

''L'aile radicale, extrémiste et même xénophobe, s'est détachée de nous'', affirmait Pascal Affi N'guessan dont les propos ont été relayés par le confrère Fraternité Matin du lundi 23 août dernier.

Dans un passé récent, Affi N'guessan affirmait lors des conférences de presse relative à la dissidence au FPI, qu'il étaient vomi par ses camarades parce qu'il n'est pas bété (peuple de la Côte d'Ivoire auquel appartient Laurent Gbagbo).

Le contraste est éloquent car Affi N'guessan qui dénonce l'idolâtrie et le culte de la personnalité a choisi sa région pour sa campagne d'explication. Pour Affi N'guessan ne choisit-il une autre région ?

La réponse est simple. L'objectif de l'ex-premier ministre de Gbagbo n'est autre que de s'assurer du soutien de ses parents, sa région d'origine, pour mener le combat qui l'oppose désormais à son mentor.

De ce qui précède, suit le questionnement suivant: sommes-nous dans une Côte d'Ivoire des institutions fortes ou des hommes forts ? Les Ivoiriens votent-ils des programmes ou des hommes politiques ?

Laurent Gbagbo connait si la réponse à cette question que fort de son influence, il a pris le risque de se doter d'un nouveau parti politique, de recommencer tout à zéro trente neuf ans (39) après la naissance du FPI.


Cyrille NAHIN

Content created and supplied by: Cyrille_NAHIN (via Opera News )

laurent gbagbo pascal affi n'guessan

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires