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La rencontre mercredi entre le juge et Pulcherie Gbalet livre enfin ses secrets

Contrairement à la rumeur répandue, le dossier de Mme Pulcherie Edith, présidente de l'ONG Alternative Citoyenne (ACI) n'est pas encore passé en jugement. Il est toujours au 8ème cabinet, chez le doyen des juges d'instruction, Coulibaly Ousmane Victor. Maintes fois entendue, la figure montante de la société civile en Côte d'Ivoire attend toujours d'être située sur son sort et celui de ses trois autres collaborateurs en détention comme elle à la Maca.

Le mercredi 14 avril dernier, comme la précédente fois, le doyen des juges d'instruction n'a rien dit de nouveau, c'est à dire, il n'a versé au dossier existant, aucun élément nouveau qui puisse faire l'objet d'une nouvelle instruction. À la vérité, le dossier de Mme Pulcherie Edith Gbalet et ses trois autres collaborateurs est bouclé depuis de longs mois. En un mot comme en mille, cela veut dire que le doyen des juges d'instruction, Coulibaly Ousmane Victor a déjà bouclé l'enquête a lui confiée.

Le dossier est plutôt entre les mains du Procureur de la République, Adou Richard Christophe. Car, cest lui qui a engagé des poursuites judiciaires contre la patronne de la société civile ivoirienne. La dernière rencontre, dans l'après-midi du mercredi, entre le juge d'instruction et Pulcherie Gbalet s'inscrivait dans le cadre de la prolongation de sa détention conformément au code de procédure pénale. Il ne s'agissait donc pas d'une comparution contrairement à ce qui nous a été donné de lire un peu partout sur les réseaux sociaux.

Cependant, ce qui convient de noter, c'est que la détention de Mme Pulcherie Edith Gbalet et de ses coaccusés a été prorogée de six mois, le temps que le Procureur de la République décide de la faire comparaître ou la mettre en liberté comme bien de personnes l'ont été récemment sans que le ciel ne tombe sur la Côte d'Ivoire. Pour rappel, c'est le 15 août 2020, que Pulcherie Gbalet a été arrêtée à Yopougon en compagnie de ses plus proches collaborateurs.

Plusieurs organisations nationales et internationales de défense des Droits de l'Homme dont Amnesty international ont appelé à la libération de la présidente de Alternative Citoyenne (ACI ) mais le régime ivoirien considérant Pulcherie Gbalet comme étant celle qui a appelé à la toute première manifestation de rue contre le 3ème mandat du président Ouattara continue à lui faire payer son audace. Hélas !

P. L

Content created and supplied by: Pierre_Lemauvais (via Opera News )

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