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Parti des Peuples Africains (PPA-CI) : Comme le Phénix Laurent Gbagbo renaît de ses cendres

Laurent Gbagbo plébiscité lors du congrès constitutif du Parti des Peuples Africains qu'il a créé.

La Providence divine qui est au-dessus de tout et qui sait tout a forcément eu son mot à dire dans le destin hors de commun de l’homme Gbagbo dont il est question dans ces lignes. Laurent Gbagbo n’est pas devenu du jour au lendemain président du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI). Il a une longue histoire faite de hauts et des bas, des monts et merveilles, des larmes et de feux, de poussières et du parfum, des douleurs, beaucoup de douleurs… mais il s’en est toujours sorti indemne. Non seulement Laurent Gbagbo est acquitté totalement le 31 mars 2020, mais il revient dans son pays le jeudi 17 juin 2021 et cerise sur la gâteau, il a même la force nécessaire de créer un parti politique pour préparer ses futures batailles. Comme un redoutable félin, il retombe toujours sur ses pattes, prêt à aller de l’avant. Comme le phénix de la mythologie grecque, dont on dit doué d'une grande longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître après s'être consumé dans les flammes. Selon Wikipédia, le légendaire plumitif symbolise ainsi les cycles de mort et de résurrection. Son surnom moderne est l'oiseau de feu et il a inspiré plusieurs poètes et écrivains. Pellegrino Soricelli écrivait à ce propos dans son œuvre ‘’La Graine’’ : « on peut renaître de ses cendres tels le Phénix, mais tout dépend de ce qui a brûlé, et de quoi l’on peut renaître. La graine des cendres sent toujours le brûlé. » Selon Emily Thorn dans son œuvre ‘’Revenge’’, « certains mots sont mortels, enterrés ou même brûlés. Ils sont alors destinés à renaître comme un Phénix qui renaît de ses cendres. Et quand ils renaissent … ça peut littéralement vous couper le souffle… » Comme on le voit le Phénix est une véritable source d’inspiration pour les penseurs. Mais c’est le poète Sadek Belhamissi qui résume mieux la situation que vit l’ancien président de la République de Côte d’Ivoire. « Peine perdue, on ne peut venir à bout d’un combat pour une juste cause car tel un Phénix, il renaît toujours de ses cendres ».

Élu premier président du PPA-CI, à l'issue de deux jours de congrès constitutif, Laurent Gbagbo donne un discours d'orientation dans une salle du palais des congrès du Sofitel hôtel Ivoire très attentive.


Le Parti des peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), a été porté sur les fonts baptismaux, le samedi 16 octobre et proclamé le lendemain dimanche 17 dans une salle des congrès de Sofitel hôtel Ivoire pleine à craquer. Plus de 30.000 congressistes sont venus de la Côte d’Ivoire. Mais aussi de l’Afrique et de la France – soit dix délégations riches de trente-trois membres de onze pays - pour être témoins de la naissance du nouvel instrument politique de Laurent Gbagbo. Mais que de péripéties pour en arriver là. Beaucoup d’eaux ont en effet, coulé sous le pont de la vie politique ivoirienne depuis l’arrestation le 11 avril 2011 de Laurent Gbagbo, son transfèrement à la Cour pénale internationale (Cpi), à La Haye (Pays-Bas) dans la nuit du 29 au 30 novembre pour y être interné dans la prison de Scheveningen, « sans espoir de retour » selon ses adversaires. Pour les adversaires de l’ancien chef de l’Etat, le véhicule qui conduit à la Cpi n’a qu’un billet aller-simple. Mais c’était sans compter sur l’opiniâtreté, le sens de la persuasion, la ténacité mais aussi et surtout l’innocence de celui que l’ancien président français Jacques Chirac tombé sous son charme appelait « l’animal politique ». Quand du haut de la tribune à lui offerte lors de l’audience inaugurale, le 5 décembre 2011, Laurent Gbagbo s’adressait au monde et irradiait la Cour par sa force conviction en son innocence : « Madame la juge, je suis là, on ira jusqu’au bout ». Ses mêmes détracteurs le voyaient en rêveur. Et plus le temps s’écoulait, plus croissait leur assurance en la condamnation du père du multipartisme ivoirien. Le procès qui devait sceller le sort de Laurent Gbagbo et le maintenir loin de la politique a duré jusqu’à janvier 2019. Avant que les juges de la Chambre d’appel consentent à valider, le 31 mars 2021, le verdict de leurs collègues de la chambre de première instance lesquels avaient décidé le 15 janvier 2019, de l’acquittement de l’ancien président de la République de Côte d’Ivoire (2000-2011. De ce long et historique procès, le monde entier retiendra ces mots du verdict qui continuent de sonner encore dans les consciences. « Messieurs les juges Cuno Tarfusser (juge président) et Geoffrey Henderson, formant la majorité de la Chambre, ont noté le conflit politique violent ayant eu lieu dans le contexte de l'élection présidentielle de 2010, à Abidjan et dans d'autres parties du pays. Cependant, la majorité a considéré que le Procureur n'a pas fourni des preuves suffisantes en vue de démontrer la responsabilité de M. Gbagbo et de M. Blé Goudé pour les incidents faisant l'objet de l'examen de la Chambre. » Et ces juges d’argumenter : « En particulier, après un examen rigoureux des éléments de preuve, la Chambre a conclu, à la majorité, que le Procureur n'a pas démontré plusieurs éléments essentiels constitutifs des crimes reprochés, y compris l'existence d'un « plan commun » visant à maintenir M. Gbagbo au pouvoir, qui aurait compris la commission de crimes contre des civils « en application ou dans la poursuite de la politique d'un État ou d'une organisation » ; et l'existence de schémas de violence à partir desquels il pourrait être déduit qu'il existait une politique d'attaque contre la population civile. » Oui, il est vrai que la nuit a été longue pour l’ancien chef de l’Etat ivoirien. Mais le jour a fini par se lever. De Korhogo où il était détenu, ville au nord du pays et fief des rebelles proches d’Alassane Ouattara, à La Haye au Pays-Bas à plus 8000 km de son pays natal, personne au sein du régime ivoirien ne pariait le moindre kopeck sur un tel revirement de l’histoire et qui ferait que Laurent Gbagbo retrouve les siens. Mais non seulement il a retrouvé les siens, mais il a même crée un parti politique en remplacement du Front populaire ivoirien qu’il fondait en 1982. Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) né le samedi 16 octobre 2021, n’est-il pas la preuve que Laurent Gbagbo est plus jamais né de ses cendres alors que ses adversaires politiques l’avaient pratiquement réduit ruines un certain 11 avril 2011 ?


Haity

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