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Affaire "Pandora Papers" : La rédaction de L'Éléphant Déchaîné, émet de “sérieuses réserves "

Abidjan, 6 oct 2021- La publication de l'enquête menée par le Consortium de journalistes dite Pandora Papers (partie ivoirienne) tant attendue en Côte d'Ivoire, n'aura pas lieu. Annoncée pour mardi, les ivoiriens devront attendre encore (peut-être ) une semaine pour être informés du contenu de cette enquête qui met en cause de nombreuses personnalités dont des personnalités ivoiriennes cherchant à s'échapper de la fiscalité licite.

En Côte d'Ivoire, L'Éléphant Déchaîné, média local dont l'un des journalistes (Noël Konan) a pris part à l'enquête, attend de vérifier certaines pièces avant de publier son article sur ce sujet.

Dans un communiqué qui circule sur la toile, Assalé Tiémoko, le patron de l’éléphant déchaîné semble mettre en doute la crédibilité de l’enquête. Il a ainsi demandé un complément d’information auprès du mis en cause qui est le premier ministre avant toute publication.


 

Arguant d’une nouvelle preuve de dernière heure impliquant les services de la présidence de la république ou le premier ministre fut secrétaire général.

Pour la rédaction, « l'évocation de cette nouvelle pièce qui n'avait ni fait l'objet de vérification auprès de la Présidence de la République ni auprès du Premier ministre, installa une véritable confusion dans la compréhension de l'article". Ce qui nécessite de "différer la publication de l'enquête au mardi 12 octobre », et de « vérifier l'authenticité de la pièce et le lien entre cette pièce et l'affaire » de Pandora papers, justifie M. Assalé, député-maire d’une bourgade au sud du pays, décidant ainsi d’annuler la publication de l’enquête, le temps de disposer d’informations complémentaires.

La rédaction du journal  estime que «l'enquête consistait à établir un lien entre les personnes détenant des comptes et des sociétés offshore et des actes de fraude ou d'évasion fiscales en rapport avec leurs activités en tant qu’acteurs publics en responsabilité ou ayant eu des responsabilités étatiques".

Le journal émet de « sérieuses réserves », avant de faire savoir que « dans le cas ivoirien, la rédaction de L'Eléphant Déchaîné avait demandé des informations complémentaires et ses vérifications personnelles n'ont pas établi de mouvements financiers ni d'actifs disponibles pour le premier cas sur les 5 cas ivoiriens ».

“ On a commencé à faire des vérifications et on s’est rendu compte qu’il n’y pas assez de preuves. Moi, en tant que patron de presse, j’ai demandé à mon journaliste de contacter le Consortium et qu’il faut des éléments supplémentaires pour qu’on comprenne ce qu’on dit. On n’a pas eu ces éléments supplémentaires pendant deux mois », a soutenu Assalé Tiémoko. Ajoutant que le Consortium avait aussi signifié qu’il n’avait pas d’éléments concernant le Premier ministre.

Sur son compte twitter, le journaliste ( Noël Konan ) a laissé entendre sa colère de n'avoir pas vu son article paraître en exclusivité, mardi, dans le journal pour lequel il travaille.

 "Ce que je craignais depuis un moment a fini par arriver. Mon enquête sur le Premier Ministre, Patrick Achi, n'a pas été publiée dans mon organe. D’autres, qui ont certainement des choses à se reprocher ou pour des calculs politiques, ont préféré gardé le silence. C’est leur droit. Mais mon enquête paraîtra , j’ai la certitude, écrit-il.

Le journal a réagi aux propos de son journaliste en "s'inscrivant en faux contre cette allégation".

Comme quoi, L'Eléphant Déchaîné et son journaliste n’arrivent pas à s’accorder sur la publication de l’enquête en Côte d’Ivoire.


Edmond kouassi (Eddydy)

Content created and supplied by: Eddydy (via Opera News )

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