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Les wê à Mama / Djité Gabin " Je suis débordé"

DJITE Gabin, fédéral FPI, Duékoué commune.


Après son acquittement définitif, le président Gbagbo est de retour, au pays depuis le 17 juin. Quel est le sentiment général à Duékoué, ville qui a souffert le martyr pour lui?

Duékoué a toujours espéré son retour. Pour nous, le bon sens commandait qu'il ne se retrouve pas là-bas. A notre avis, sa situation est un cas d'injustice criarde. Et cela est une démonstration de l'infantilisation de la conscience noire. En ce sens que pour leurs intérêts les occidentaux sont venus nous mélanger. Et nous avons des frères qui ont adhéré à ce programme macabre. Au point que c'est celui qui n'a rien fait qu'on a accusé. Donc nous, on a toujours cru en son retour.

Duékoué ne lui en veut pas pour ce qu'elle a souffert à cause de lui?

Ce qui est arrivé est la conséquence de la bêtise humaine. Maintenant, faut il retourner l'ascenseur à ceux qui ont fait cela ? Nous disons non ! Parce que, quand on fait de la politique, quand on veut gouverner, on ne gouverne pas des cimetières. N'est il pas mieux de dire à son frère en face que son leader travaille dans l'intérêt de tous?

On reproche au président Gbagbo de ne s'être pas rendu à Duékoué dès son retour.

Écoutez, quand on est en phase avec son leader, on ne réfléchit pas ainsi. Duékoué, au delà des apparences est une ville sinistrée. On a perdu beaucoup de cadres dans la crise. D'autres ont perdu tous leurs biens. La fête de la liberté organisé en 2018 a drainé plus de 2 millions de personnes selon RFI. Vous devez comprendre par là que la visite du président Gbagbo nécessite une grande et sérieuse préparation. La place publique de Duékoué est trop petite pour accueillir tout ce monde.

A quoi doit on s'attendre de la part de Duékoué,le 28 août prochain à Mama?

Le comité d'organisation de Duékoué est débordé. Pour une maîtrise de l'événement, la direction du parti nous a demandé de limiter le nombre de participants. Mais, c'est quasi impossible. La mobilisation est trop forte. Parce qu'il y a, au-delà du politique, une sorte de ferveur spirituelle.

Quel regard portez-vous sur la décision de Gbagbo de créer un nouveau parti ?

Celui qui veut aller loin ménage sa monture, comme le dit l'adage. On a vu dans quelles conditions nous avons organisé et réussi le congrès de Mama. On a également vu toutes les tractations immondes qui s'en sont suivies. Des camarades ont été emprisonnés. D'autres sont encore en prison. Il y en a qui en sont morts. Je vous dis que le camarade Désiré Porquet est mort de crise cardiaque la nuit de l'arrestation du SG Assoa Adou, en 2015. Un mauvais arrangement vaut mieux qu'un bon procès. Et je pense que le président Gbagbo a été sage. Il a appliqué le jugement de Salomon. Il préfère donner l'enfant plutôt que de le voir fendu. Et attendez vous à un déferlement à Mama.

Emmanuel Fofana

Content created and supplied by: Emmanuelfofana (via Opera News )

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