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Manifestations au Tchad / Les populations dans la hantise, Macron contre « un plan de succession »

 Seulement 5 jours après son enterrement, le Tchad d’Idriss Deby semble être en perte de vitesse, et son successeur dépassé par les événements.

 «Rien ne marche quand on dort on a peur. Même dans le sommeil on a peur». C’est le témoignage d’une habitante de ville de N’Djamena. Si la situation semble maîtrisée les populations elles, redoutent un regain de tension dans les jours avenir. Les manifestants selon notre source utilisent un code de communication informel. Nous informe notre source avant de poursuivre que contrairement aux manifestations antérieures qu’a connu le pays, les manifestants semblent décidés à se faire entendre quelque soit ce que cela coûterait.

 Ces manifestants sont à majorité composés les jeunes diplômés sans emplois. Ils manifestent contre le Conseil militaire de transition mais surtout contre l’ingérence de la France dans les affaires Tchadiennes. «Il disent qu’ils vont marcher pendant 3 jours non stop. Et cela nous inquiète car ne sait-on jamais demain, sera peut-être plus gave encore» s’inquiète notre source.  

 Indexée, le président français Emmanuel Macron a réagit en début d’après midi pour essayer de calmer le jeu. Il a condamné la «répression des autorités de transition avec la plus grande fermeté».  Comme pour répondre au slogans scandés par des manifestants, Emmanuel Macron affirmé qu’il est « pour une transition pacifique démocratique inclusive» et « pas pour un plan de succession». Avant de conclure que «la France ne sera jamais aux côtés de celles et ceux qui forment ce projet».

  Mahamat Idriss Deby s’est aussi exprimé ce jour mais contrairement à Macron, il n’a pas abordé la question des troubles qui secouent le pays. Il s’est juste contenté d’appeler au dialogue et à la retenue car a t-il dit «Aucun État ne peut prospérer dans un environnement marqué par le désordre, l'anarchie et le chaos ».

 Il faut rappeler que les manifestations qui secouent le Tchad depuis ce matin semblent être centralisées dans le 7ème et le 9ème arrondissement de la ville de N’Djamena, des quartier à majorité chrétiens, et dans les villes du sud du pays à savoir, Moundou et Daloa. La crainte aujourd’hui pour plusieurs observateurs est que ces manifestations qui ont fait des 2 morts et une trentaine de blessés ne se transforment en une guerre inter-religieuses, opposant les musulmans du nord aux chrétiens du sud.

 Axelle Eyenga

 

 

 

Content created and supplied by: Axelle_Eyenga (via Opera News )

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