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Réformes à l’Education nationale : Mariatou Koné met-elle la charrue avant les bœufs ?

L’école ivoirienne est malade dans tous ces compartiments depuis des décennies. Cela impacte négativement les résultats aux différents examens de fin d’année.

La nomination de Mariatou Koné en lieu et place de Kandia Camara à la tête du ministère de tutelle suscite beaucoup d’espoir, vue la rigueur au travail qui caractérise celle-ci.

Quelques semaines après la passation de charges, la nouvelle ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation a annoncé les couleurs avec le lancement des états généraux de l’école afin de combattre tous les maux qui la minent à la racine pour une école ivoirienne d’excellence dès les prochaines années.

Tous les acteurs et partenaires de l’école se sont donnés la main à la cérémonie d’ouverture des travaux des états généraux en juillet 2021 et ont même applaudi cette initiative.

Curieusement, malgré les solutions d’urgence dont a besoin l’école pour renaître de ses cendres, ces travaux devraient s’étendre sur 6 mois avant de retenir les recommandations les plus pertinentes.

Avant de boucler cette période, Mariatou Koné a annoncé des réformes pour la rentrée scolaire 2021-2022 ; lesquelles réformes tombent alors qu’aucune recommandation des états généraux, selon des syndicats du secteur, n’a été rendue publique.

La ministre de tutelle a-t-elle lancé ces travaux afin de mettre les recommandations en pratique à long terme ?

Certainement pas, vu la dégradation très avancée du système éducatif. Mais pourquoi a-t-elle l’air de mettre la charrue avant les bœufs ?

Pour des syndicalistes du secteur dont Emmanuel Ehouman, président de l’Intersyndical de l’Enseignement privé laïc de Côte d’Ivoire, les états généraux prendront fin d’ici janvier ou février 2022, après le premier trimestre de l’année scolaire en cours.

Et si les recommandations rejettent des réformes déjà engagées par la ministre de tutelle, elle sera peut-être obligée de les retirer avec tous les désagréments que cela est susceptible de créer dans le système.

« Madame la ministre devrait attendre toutes les propositions des acteurs avant de lancer des réformes. Malheureusement ce n’est pas le cas. Au niveau des syndicats, nous avons plusieurs propositions à faire pour assainir l’enseignement privé et sortir les enseignants de la précarité. Nous pensons que ces propositions seront prises en compte l’année prochaine si elles sont adoptées», a déclaré M. Ehouman.

Mariatou Koné a-t-elle bien fait de devancer les réformes des états généraux ou mal fait ? Le temps nous en dira plus.

Nathanael Yao

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