Sign in
Download Opera News App

 

 

Situation sécuritaire / Microbes, dozos, déguerpissements : inquiète, Mme Gbagbo interpelle l'État

© Enfants en conflit avec la loi, Ph d'archives


Le coup d'État de 2002, les élections de 2010 en Côte d’Ivoire et les violences électorales qui leur ont succédé ont engendré une profonde crise socio-politique et engagé le pays dans un nouvel épisode de son histoire politique. Comme les deux faces d’une même monnaie, les ressorts de ce nouvel épisode sont : “la victoire” d’Alassane Ouattara sur fond de confrontation militaire et l’éviction du champ politique de Laurent Gbagbo à la suite de son arrestation, puis de son transfèrement le 19 novembre 2011 à La Haye pour répondre des chefs d’accusation de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pendant la crise post-électorale. Cette situation politique a contribué à cliver davantage la société ivoirienne.

© Chasseurs traditionnels ou dozos, Ph d'archives


Notamment avec la résurgence de conflits fonciers, l'omniprésence de chasseurs traditionnels appelés dozos en dehors de leur zone de prédilection, l'épineuse équation des enfants en conflit avec la loi ou encore microbes qui sèment le désarroi, la tristesse sur leur passage et aussi la question de certains déguerpissements à polémique. Tous ces problèmes considérés comme incompatibles avec une vie nationale paisible inquiètent Simone Gbagbo qui l'a exprimé ce mercredi 19 janvier 2022, au cours d'un point de presse tenu à son domicile de la Riviera Golf. Non conviées au dialogue politique en cours, des organisations politiques et de la société civile y compris le Mouvement Générations Capables (MGC) de l'épouse de du président Gbagbo ont dénoncé des assises non inclusives puis ont fait quelques propositions au gouvernement. Au nombre de ces propositions figurent ces problèmes précités.



« Les conflits fonciers sont nombreux et récurrents dans le pays. Les déguerpissements de populations dont certaines ont des titres de propriété, impliquent parfois l’État lui-même ― le cas le plus récent de Koumassi est emblématique. Les conséquences néfastes de ces conflits (troubles sociaux, précarité des populations déguerpies et / ou dépossédées de leurs biens, violences, menaces de mort, etc.) montrent bien que la question foncière est une bombe à retardement », a-t-elle estimé. Pour l'épouse du président Gbagbo, il s’agit d’un problème crucial, d’intérêt national.


© Attaque du camp des réfugiés de Nahibly en 2012

Au sujet du phénomène des enfants dit “en conflit avec la loi”, communément appelés “microbes”, la conférencière estimé que c'est un fléau social qui ne se limite plus à Abidjan. « Il s’est étendu à la plupart des villes de la Côte d’Ivoire. Ce fléau qui est une conséquence directe de la rébellion de 2002 est devenu une arme politique redoutable. L’on a vu ces “microbes” agir comme une milice supplétive des forces régaliennes durant la “crise du troisième mandat de Monsieur Alassane Ouattara”. L’on voit actuellement comment cet esprit de “microbe” gangrène l’État ivoirien », a-t-elle fait remarquer.

Et d'ajouter : « En outre, les « dozos » qui forment une caste de chasseurs traditionnels dont l’aire culturelle d’activité était bien circonscrite dans le nord, se font toujours voir dans les centres urbains et ruraux de toutes les régions du pays. L’orpaillage clandestin, les conflits agriculteurs-éleveurs et le terrorisme constituent également des fléaux à caractère sous-régional, voire international qui menacent la vie de notre Nation ». En conclusion, Simone Gbagbo et ces organisations pensent que tous ces « problèmes aussi graves que complexes font de la sécurité nationale une préoccupation majeure ». C'est pourquoi, elle requiert, pour être solutionnée, la contribution de toutes les forces vives de la Nation.

© Déguerpissements à Koumassi


Yannick_LAHOUA

Content created and supplied by: Yannick_LAHOUA (via Opera News )

alassane ouattara ivoire laurent gbagbo mme gbagbo simone gbagbo

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires