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Menaces sur le dialogue politique : La communauté internationale va-t-elle enfin se faire entendre ?

L'acquittement définitif par la Cour Pénale Internationale (CPI) de l'ex chef d’état Ivoirien, Laurent Gbagbo, a redirigée l'attention de la communauté internationale, vers la Côte d'Ivoire, dont l'actualité politique est replacée au centre des intérêts.

Depuis, les choses sont allés plutôt vite. Laurent Gbagbo a foulé le sol de son pays, pour la première fois depuis 10 ans. Et à l'aune de ce retour qualifié d'historique par ses partisans, les signes de tensions prévisibles, n'ont pas tardé à apparaître.

Premier fait à noter en ce sens, l'absence remarquable du parti au pouvoir et du gouvernement à l'aéroport d'Abidjan, lors de l'accueil de l'ex chef d’état, le 17 Juin dernier.

À cela, il faut ajouter la posture offensive qu'affiche le prédécesseur d'Alassane Ouattara, depuis son retour à Abidjan et son ambition avouée de se relancer sur l'échiquier politique pour reconquérir un pouvoir qu'il considère avoir perdu injustement en 2011.

Ces dernières 48 heures, l'on a assisté à une passe d'armes entre l'ex président et le camp présidentiel.

Depuis Daoukro, où il entamait une visite ce Samedi 10 Juillet, le vainqueur de la CPI, promettait "bientôt" de "Dire ses vérités", car, s'en dit convaincu Laurent Gbagbo, "une réconciliation sans vérité n'est jamais durable".

Cette déclaration, suivie de l'appel conjoint au dialogue national inclusif avec son aîné, Henri Konan Bédié 24 heures plus tard, n'a pas manqué de faire réagir ce Lundi 12 Juillet, le directeur exécutif du RHDP, Adama Bictogo.

Visiblement mal à l'aise face à la posture de l'ex président et l'appel au dialogue lancé par le président du PDCI-RDA, Bictogo haussait le ton, prévenant que "la magnanimité affichée du président Ouattara n'est pas une faiblesse".

De loin, les partenaires extérieurs de la Côte d’Ivoire observent cette montée d'adrénaline. Comme avant le 06 Août 2020, date du déclenchement de la contestation contre le 3ème mandat, elle était restée étrangement silencieuse jusqu'à ce que la situation commence à dégénérer.

Se résoudra-t-elle à imposer ce dialogue inclusif que toutes les organisations internationales n'ont eu de cesse de recommander depuis le début de la crise du 3ème mandat ?

Pour l'heure, ni la France, ni l'Union Européenne, ni l'ONU, ne jugent utiles de se faire entendre. Un silence qui intrigue.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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