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Incivisme routier: Des véhicules mis en fourrière, des transporteurs coupent le moteur, les raisons

Dans l’intention de mettre fin à l’incivisme routier, cause de nombreux accidents de la circulation, le ministre des Transports, Amadou Koné et celui de l’Intérieur et de la Sécurité, Diomandé Vagondo, ont lancé la vidéo-verbalisation le 06 septembre 2021, afin de traquer les chauffards.

La phase de répression contre les chauffeurs indélicats et conducteurs circulant avec des véhicules sans documents à jour devrait démarrer le 07 septembre 2021.

En plus du fait que, selon les statistiques, ce jour-là les véhicules en circulation ont en majorité piétiné le code de bonne conduite sur les routes (236 véhicules, 125 motos et 29 tricycles immobilisés et mis en fourrière par les services de la police nationale), beaucoup de véhicules de transport en commun sont restés stationnés, créant de longues files d’attente des passagers dans plusieurs gares routières et dans certaines rues des communes d’Abidjan.

De Koumassi à Adjamé, communes centrales toujours bouillonnantes de passagers, dans tous les points de chargements vers les autres communes, l’on a constaté un manque criant de véhicules. C’était des attroupements partout, occasionnant des bagarres rangées entre les passagers par moment.

« Depuis un peu plus d’une heure, nous sommes là, et il n’y a pas de gbaka. C’est très difficile, surtout pour nous qui ne sommes pas habitués aux bousculades », affirme un passager attendant un véhicule à Adjamé pour se rendre à Yopougon, son lieu d’habitation.

Se prononçant sur ces constats, un membre d’organisation professionnelle explique la situation en ces termes :« C’est une petite minorité de véhicules qui circule depuis le 07 septembre 2021. Car, les transporteurs qui n’ont pas de documents administratifs à jour : la mutation du véhicule, la visite technique…, sont obligés de couper le moteur de leurs véhicules. En revanche ceux qui ont travaillé toute la journée se sont frottés les mains. »

A cause du manque de véhicule, beaucoup de passagers ont payé un lourd tribut dû à des augmentations des tarifs. Il fallait débourser un peu plus pour rejoindre les destinations habituelles.

Une habitante de Yopougon affirme avoir déboursé 900 FCFA, pour arriver à Adjamé, contre 500 F habituellement. D’Adjamé à Abobo, les coûts ont aussi été revus à la hausse par des chauffeurs. En effet, le transport qui coûtait environ 200 F est passé à 300 ou 400 F.

De Marcory à Koumassi où le transport coûte habituellement 300F, les chauffeurs de taxis communaux ont monté la barre à 500F dans la soirée du mardi 07 septembre 2021.

Selon les chiffres avancés par certains acteurs du transport, ce sont des milliers de véhicules qui ont été contraints de stationner.

L’on ose croire que les propriétaires de ces véhicules vont se mettre en règle pour le bonheur des usagers.

Nathanael Yao

 

Content created and supplied by: Africanewsquick.net (via Opera News )

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