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Surveillance de la frontière nord:un expert décrypte le choix d'un groupe américain et non français

« Le ministre ivoirien de la défense vient d’attribuer à Score Technologies, un marché à 25 millions de dollars pour surveiller la frontière nord de la Côte d’Ivoire contre les attaques des groupes armés, une décision prise aux dépends du français Thalès ». C’est la première phrase d’un article publié jeudi 23 septembre par Africa Intelligence. Une phrase qui résume à elle-seule une information à plusieurs centres d’intérêts. Le premier est que les autorités ivoiriennes prennent très au sérieux les menaces Djihadistes. Il est donc d’ordre sécuritaire. Le deuxième est que le contrat est signé avec une société de sécurité américaine alors que qu’une entreprise française était pressentie. Le centre d’intérêt est ici à la fois politique et géostratégique. C’est une des rares fois qu’en Côte d’Ivoire, une entreprise française perd un contrat au détriment d’une société d’une autre puissance. Que s’est-il passé ? « Si les autorités ivoiriennes se tournent vers les Etats-Unis pour la sécurisation de son territoire, c’est que la France perd un peu de son influence sur ce pays considéré comme son pré-carré[DO1] . Et là c’est que y problème », analyse un expert ivoirien en géopolitique vivant en France. « C’est la conséquence des relations quelques refroidies entre Paris et Abidjan depuis l’affaire du 3ème mandat. C’est vrai, le président Alassane Ouattara n’a pas encore touché aux intérêts vitaux de la France et il ne le fera pas. Donc ce n’est pas la raison de la baisse du capital  confiance mais les milieux politiques et d’affaire de France sont très sensibles à la parole d’un dirigeant. Quand tu dis et te dédie, même si cela les arrange, ils commencent tout de même à se méfier de toi. Et à ne plus être aussi enthousiaste vis-à-vis de toi. C’est ce qui arrive », ajoute-il. Le géo politologue fait remarquer que la France vient ainsi d’être bousculer sur son terrain. « C’est une affaire en miniature de la crise des sous-marins australiens. Ce qui est sûr, il arrive que des alliés occidentaux rivalisent sur des terrains mais ne s’attaquent jamais de front. Les autorités ivoiriennes le savent », souligne-t-il avant de conclure :  « C’est aussi une façon de rendre jaloux l’époux de tous les temps pour ne pas négliger la belle Cote d’Ivoire ».

Dan Opéli

Content created and supplied by: Dan_Opeli (via Opera News )

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