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Assalé Tiémoko défend l'honorable Traoré Mariam après son implication dans une bagarre entre députés

La journée du mardi 1 juin 2021 a été longuement animée, sur les réseaux sociaux, par des vidéos de scènes de bagarres lors d'une session du parlement africain en Afrique du Sud.

Ces vidéos ont suscité un encore plus grand débat du fait que l'une des personnes impliquées dans cette rixe est l'honorable Traoré Mariam, député RHDP de la circonscription de Tengrela, représentant la Côte d'Ivoire.

De nombreuses voies ont decrié l'attitude de l'honorable allant même à évoquer une possible humiliation de notre pays à l'international. Mais en ce mercredi 2 juin, l'honorable Traoré Mariam vient de recevoir un soutien de poids en la plume du du journaliste et député maire de la commune de Tiassalé, Assalé Tiémoko.

Assalé Tiémoko :

" La Côte d'Ivoire n'a pas été humiliée.

J'ai visionné plusieurs bouts de vidéos sur ce qui s'est passé au parlement africain en Afrique du Sud et j'avoue qu'à partir de ces vidéos, sans avoir suivi de bout en bout les faits, il est difficile de faire un jugement définitif où de prendre une position trachée, sauf sous émotion. 

Un journaliste sérieux ne peut prendre une position tranchée et faire un jugement de valeur sur un événement à partir d'un simple bout de vidéos.

Les bagarres dans les parlements, y compris dans des pays de grande démocratie ou même à côté de nous au Ghana (pays de démocratie assumée) , sont des choses courantes et tout à fait banales.

On peut cependant faire deux observations.

La première est que le vote n'a pas eu lieu finalement parce que les députés anglophones ont emporté l'urne après avoir fait couper l'électricité dans la salle, à la reprise. Ce n'est ni plus ni moins que du banditisme. 

Ils ont fait opposition à l'application d'une règle encore en vigueur dans les textes du parlement africain et si le vote avait eu lieu, les francophones, plus nombreux, l'auraient emporté et c'est cela la démocratie.

C'est cette obstruction qui est l'événement et qu'il faut condamner. 

La 2e observation est que l'opposant Sud Africain, Julius Malema s'est comporté comme une personne qui n'a pas sa place dans un parlement.

Et, par conséquent, le comportement de la député ivoirienne, en réaction, est à saluer. Sa réaction ne peut pas être l'arbre qui cache la forêt du comportement violent et illegal des députés anglophones qui ont planté un clou dans le pied de la démocratie au parlement panafricain. Les règles sont faites pour être appliquées tant qu'elles n'ont pas été changées. 

La député ivoirienne n'a pas humilié la Côte d'Ivoire et on ne saurait utiliser sa sortie malheureuse de 2020 qu'elle a regrettée publiquement pour lui refuser le droit de défendre une femme outrageusement agressée dans un parlement.

Ceux qui doivent avoir honte, ce sont ceux qui ont, en usant de la violence, emporté l'urne pour empêcher une élection."

Une position d'Assalé Tiémoko qui a du sens et qui tend à redorer l'image, largement ternie par de mauvais commentaires, de l'honorable Traoré Mariam. En ce 21ème siècles, l'on ne doit tolérer le fait que des femmes, qui plus est des représentantes du peuple, soient agressées dans un parlement.

Aimé. Y

Content created and supplied by: Aimé.Y (via Opera News )

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