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Armes de petit calibre et violence armée : le rapport d’enquête nationale 2020 remis aux autorités

Depuis novembre 2019, en partenariat avec la Commission nationale de la lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC) et avec l’appui financier de l’Union Européenne, l’ONG Conginta met en œuvre un projet d’appui à la politique nationale de contrôle des armes et de prévention des violences armées. Dans ce cadre, une enquête nationale faisant le point sur la circulation des armes de petits calibres de petit calibre a été réalisée dans le courant de l’année 2020. L’étude repose principalement sur un sondage représentatif de plus de 3000 ménages et sur près de 170 entretiens qualitatifs avec des acteurs locaux de l’Etat et de la société civile ivoirienne menés dans plus de 40 localités reparties sur l’ensemble du territoire.

Ainsi, le mercredi 19 mai à l’hôtel Ivotel au Plateau, le rapport de cette enquête a été remis aux autorités ivoiriennes en présence de l’ensemble des forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire, du président par intérim de la ComNat-ALPC, Léon Djokouehi, du représentant de l’Union Européenne, Anne-Catherine Claude et d’invités. Cette enquête intervient 10 ans après l’étude effectuée sur le sujet par Small Arms Survey et l’institut de criminologie de l’Université d’Abidjan.

Par ailleurs, le président par intérim de la ComNat-ALPC, Léon Djokouehi, a remercié l’UE pour son soutien et son appui à la réalisation de cette étude. ‘’L’enquête nationale 2020 sur les armes de petit calibre et violence armée en Côte d’Ivoire constitue un instrument de référence pour l’orientation de nos choix stratégiques en matière de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre. Cette étude vient à propos en ce sens qu’elle devrait contribuer, à travers le diagnostic et les recommandations, à la consolidation de nos stratégies de lutte contre la prolifération des armes et la violence armée. Il nous revient donc, à travers son exploitation judicieuse, de conjuguer nos efforts pour offrir un environnement sécurisé et sain, attractif pour les investissements’’, dit-il.

Quant à Anne-Catherine Claude, représentante de l’Union Européenne, elle a rappelé que l’UE a financé ce projet et fait savoir que l’étude est très intéressante parce qu’elle montre les perceptions des populations. Toutefois, elle précise qu’il y a ‘’des armes qui continuent de circuler en Côte d’Ivoire et qu’il y a des pistes de réflexion. Et c’est là-dessus qu’il va falloir travailler pour les mois et les années à venir’’.

Pour le chef du projet Coginta, Regis Barou, au terme de cette enquête, ‘’il y a une foule d’informations qui permettent de prendre le pouls parce qu’on a interrogé plus de 3 000 personnes sur l’ensemble du pays. On a recueilli aussi les entretiens auprès des acteurs locaux qui nous ont donné leur vision sur cette situation’’. Il a fait remarquer qu’il y a moins d’armes en circulation. ‘’C’est plus difficile de se procurer les armes. Il y a statiquement moins d’Ivoiriens qui souhaitent disposer d’une arme. Il y a un sentiment très fort comme quoi l’action des forces de sécurité s’améliore. Il y a 10 ans, il y avait 40% des Ivoiriens qui voulaient détenir une arme. Maintenant, c’est tombé à 28%. C’est une forte évolution’’, se réjouit-il.

Le rapport de l’enquête nationale 2020 sur les armes de petit calibre et violence armée en Côte d’Ivoire est de 135 pages avec 7 chapitres. Dont une dizaine de recommandations qui incitent à continuer les efforts pour sécuriser l’armement et les munitions des forces de l’ordre est contenu dans le rapport.

JM TONGA

Content created and supplied by: JMTONGA (via Opera News )

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