Sign in
Download Opera News App

 

 

Engagement du groupe Wagner au Mali : après la France et la CEDEAO, l’Union Européenne s’en mêle

La France est décidée coûte que coûte à faire barrage au débarquement des forces paramilitaires du groupe russe de sécurité Wagner au Mali. Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères et européennes a déjà indiqué que recourir à Wagner pour former les forces armées maliennes et assurer la protection des personnalités serait « incompatible » avec le maintien au Mali des troupes françaises, qui combattent la nébuleuse djihadiste depuis huit ans dans cette vaste bande sahélienne.

A sa suite, Florence Parly, ministre des armées et de la défense a tenu à mettre Bamako en garde contre les «risques» que feraient courir une éventuelle contractualisation entre la junte et le groupe russe ajoutant en substance, «on ne va pas pouvoir cohabiter avec des mercenaires».

Décidée à faire avorter ce projet, la France joue à fond la carte de la diplomatie. Après la CEDEAO qui s’est faite le porte-voix de cette ex-puissance tutélaire en mettant en garde Bamako, c’est le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell qui est monté au créneau  hier lundi 20 septembre 2021 en marge de l'Assemblée générale des Nations-Unies à New York pour fustiger ce projet des militaires au pouvoir au Mali. Pour lui, une implication du groupe privé russe Wagner au Mali affecterait «sérieusement» les relations entre l'Union Européenne et Bamako a t-il menacé avant d’ajouter « nous savons bien comment ce groupe se comporte dans différentes parties du monde » en faisant clairement allusion aux exactions imputées à Wagner en Centrafrique.

Après les menaces de la France, de l’Allemagne, de la CEDEAO et maintenant de l’Union Européenne, Assimi Goita et ses hommes renonceront ils à leur projet ?

Content created and supplied by: SGB78 (via Opera News )

bamako cedeao france jean-yves le drian wagner au mali

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires