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Toute la vérité sur Idriss Deby Itno : le président tchadien

Idriss Déby (en arabe : ‫إدريسديبي‬), dit Idriss Déby Itno (IDI) à partir de 2006, né le 18 juin 1952 à Berdoba et mort le 20 avril 2021 à N'Djaména, est un officier et homme d'État tchadien.

Avec l'appui de la France, il chasse Hissène Habré de la tête du pays en 1990, prenant le titre de président du Conseil d'État. 


L’année suivante, il est désigné président de la république du Tchad ; il remporte ensuite les élections présidentielles de 1996, 2001, 2006, 2011, 2016 et 2021. Il est également président de l'Union africaine de 2016 à 2017.


En 2020, il est nommé maréchal du Tchad à la suite d’une offensive victorieuse contre Boko Haram. Moins d'un an plus tard, juste après l’annonce de sa cinquième réélection, il est blessé au front face à une rébellion du Front pour l’alternance et la concorde venue de Libye ; il succombe à ses blessures à 68 ans et après plus de trente ans passés au pouvoir. 


  Son fils Mahamat Idriss Déby prend aussitôt la tête d’un Conseil militaire de transition.


Musulman, fils d'un berger pauvre du clan bideyat faisant partie du groupe ethnique zaghawa que l’on trouve des deux côtés de la frontière tchado-soudanaise Les Zaghawas sont proches du peuple Toubou.


Après avoir passé son baccalauréat, il entre à l'école d'officiers de N'Djaména puis obtient en 1976 une licence de pilote professionnel en France (spécialité transport des troupes à l'Institut aéronautique Amaury de la Grange

Idriss Déby soutient le président Félix Malloum jusqu'à sa chute en 1979 et ce dernier garde son soutien jusqu'à sa mort

Le 30 janvier 2016, Idriss Déby Itno est élu président de l'Union africaine lors de la cérémonie d'ouverture du 26e sommet, succédant au Zimbabwéen Robert Mugabe. Il est choisi par les présidents de la région Afrique centrale. Son mandat est d'un an Lors de son discours d'acceptation, il a notamment évoqué la mise en place « d'une force africaine qui permettrait d'intervenir dans la prévention des crises ».


Il critique également l'immobilisme de l'organisation : « Nous nous réunissons souvent, nous parlons toujours trop, nous écrivons beaucoup, mais nous n'agissons pas assez, et, parfois, pas du tout. Nous n'anticipons pas assez, nous attendons tout de l'extérieur »


Début octobre 2016, Idriss Déby se rend en République démocratique du Congo, le but étant de parvenir au dialogue pour la tenue d'élections présidentielles dans le pays. Il appelle alors les composantes de l'opposition à se joindre au dialogue Dans un communiqué, il annonce finalement qu'une date a été trouvée pour la tenue des élections présidentielles et législatives


Fin octobre 2016, Idriss Déby Itno se rend au Cameroun pour exprimer sa compassion pour les victimes de la catastrophe ferroviaire du train d'Eseka. Il a déclaré à cette occasion : « les relations entre le Cameroun et le Tchad sont très particulières. Nous avons des liens solides et un destin commun. Quand j'ai appris la triste nouvelle, j'ai d'abord fait un message au peuple camerounais. Puis, j'ai estimé que faire un message n'est pas suffisant et je suis venu »


Début novembre 2016, en marge de la COP 22, Idriss Déby se rend à Marrakech à la demande du roi du Maroc Mohamed VI afin de discuter avec lui de la réintégration du Maroc dans l'Union africaine . 

Pour mémoire, le Maroc a quitté l'Union africaine en novembre 1984 après que celle-ci a décidé d'intégrer la République arabe sahraouie démocratique comme 51e membre. Fervent partisan d'un continent uni, Idriss Déby milite pour « une Afrique sans conflit à l'horizon 2020 


  La question reste cependant toujours en cours de traitement fin 2016. Pour un proche de l'organisation panafricaine, « ce n'est pas le retour du Maroc qui pose problème - car il peut facilement réunir la majorité simple nécessaire pour valider son retour - mais la bataille qu'il entend mener au sein de l'UA dans le but d'expulser la RASD qui dérange énormément de pays acquis à la cause sahraouie »


Une de ses premières priorités à la présidence de l'UA est l'accélération du combat contre Boko Haram. Le 4 mars 2016, l'Union africaine valide ainsi l’ajout de 10 000 troupes à la Force multinationale mixte (FMM) créée le 23 mai 2016 à N'Djaména En août, l'Union européenne promet de verser 50 millions d'euros supplémentaires pour aider la FMM à combattre Boko Haram dans le Sahel


Le décès annoncé d’ Idriss Deby, le président tchadien réélu fraîchement à un sixième mandat présidentiel, est l’actualité principale de la titrologie ivoirienne ce mercredi.

Le décès au combat du Maréchal Idriss Déby Itno, 68 ans, au pouvoir depuis une trentaine d’année, fait les choux gras de la titrologie de ce mercredi. Le désormais ex-chef de l’ Etat, contesté par les rebelles du FACT, venait fraîchement de se faire réélire pour un sixième mandat présidentiel.


Pour Générations Nouvelles, « la soif du pouvoir a perdu le maréchal Tchadien ». Ainsi, peut-on lire à la Une du tabloïd ivoirien, que le dictateur Tchadien est « mort pour un mandat de trop ». 


  Les médias qui revendique une ligne éditoriale indépendante, tente plutôt d’élucider les circonstances de ce décès tragique.


Allier incontestable de la France, feu Idriss Deby a accédé au pouvoir à la faveur d’un coup d’État en décembre 1990. Mort au combat, il est dans la foulée, remplacé par son fils Mahamat Idriss Deby, 37 ans. 


 « Deby est mort, vive Deby », lit-on à la Une de l’ Inter. Aujourd’hui fait cas d’un « coup d’ état héréditaire ». » Venu par l’épée, Deby part par l’épée »

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