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Nouveau parti / Gbagbo en passe de réussir son pari?

Alphonse Mangly, Kouame Kouakou et Ahoua Don mello sont rentrés d'exil, ce Samedi 9 octobre, en début d'après midi. Ils ont posé leurs valises au siège du nouveau parti de Gbagbo où ils ont été accueillis par une poignée de jeunes en liesse. Dans ce contexte malsain de défections et de clarification, le soulagement est réel de voir de si grosses légumes de la gauche politique ivoirienne du Côté de leur champion. Surtout que le dernier cité, le plus prestigieux et le plus attendu, du reste, avait été annoncé au côté de Simone Gbagbo qui continue de jauger sa popularité avant le grand saut. On peut donc le dire, au regard du dernier développement de l'actualité, Gbagbo est en passe de réussir son pari.

C'est, en effet, le 9 août, c'est à dire deux mois après sont retour de Bruxelles, que le président Gbagbo, au cours d'un comité de contrôle de la branche du FPI qui lui est restée fidèle, a annoncé l'abandon des insignes de ce parti à Affi qui les lui dispute, depuis le congrès de 2014, pour mettre sur pied une autre formation politique. Une décision qui a fait l'effet d'un séisme dans le microcosme politique ivoirien. Beaucoup moins pour ce que représente le Front populaire ivoirien dans la lutte politique de Gbagbo que pour sa capacité physique à relever le défi de la création d'un nouveau parti, dans un environnement politique marqué par une profonde modification des paradigmes idéologiques, suite à l'échec de la tentative de coalition de toute l'opposition ivoirienne contre le troisième mandat d'Alassane Ouattara, en 2020. Et pour de nombreux observateurs et éditorialistes, le choix de la rupture d'avec Affi était déjà le signe d'un manque de lucidité politique de la part du chef historique des frontistes de qui, selon eux, on attendait plutôt un rassemblement de la gauche. Et les bisbilles avec Simone, la camarade politique et l'épouse des années de braise, n'ont fait que davantage alimenter tous fantasmes anti-gbagbo. Pire, faire douter les plus irréductibles pro-gbagbo. L'image atypique du septuagénaire au bras d'une jeune "tchiza" a, en effet, du mal à passer.

Son appel au rassemblement est donc noyé dans le flot de potins auxquels son silence contribue également à donner de la consistance. Au point que les alliés naturels ne se bousculent pas aux portails du nouveau parti ; Simone dont la popularité est loin d'être marginal, cache de plus en plus mal, dans des actes et messages sibyllins, son envie d'affranchissement. Elle profitera d'ailleurs des éclats de voix qui se font entendre dès l'annonce des différentes commissions devant donner forme à l'idée de nouveau parti pour acter sa séparation d'avec "ses anciens camarades".

Mais, plus le temps passe, plus on se concentre sur l'essentiel du côté des GORs. La dernière conférence de presse magistrale du ministre Danon Djédjé, président du comité d'organisation du congrès prévu le 16 octobre prochain a, d'ailleurs, fait taire les clameurs, ce 8 octobre. Et les Gbagbo ou rien s'acheminent vers un autre exploit après celui de l'improbable acquittement de leur mentor, en janvier 2020, au bout d'un procès où rien n'était donné.

Emmanuel Fofana

Content created and supplied by: Emmanuelfofana (via Opera News )

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