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Retour de Gbagbo en politique : une peur-panique s'empare du régime Ouattara

Une peur bleue s'est emparée du régime au pouvoir. Depuis son retour en Côte d’Ivoire, le 17 juin dernier, Alassane Ouattara et ses hommes n’arrêtent pas de dresser des obstacles sur son chemin pour le contraindre à renoncer à la politique.

Le dernier acte en date que pose l’exécutif ivoirien est le projet de loi portant modification de certaines dispositions de la Constitution, en rapport avec les conditions d’éligibilité à la présidence de la République, que le gouvernement soumet actuellement au vote des deux chambres du Parlement. Mais en ramenant la limite d'âge à 75 ans, le régime voudrait ainsi totalement éloigner Laurent Gbagbo de son rêve d'un retour au sommet de l’État. En 2025, il aura déjà largement dépassé les 75 ans et ne pourra pas être candidat à l’élection présidentielle.

Selon certaines indiscrétions, il ne serait pas aussi exclu que le pouvoir utilise la pression pour arriver à ses fins au cas où l’ex-président contrarierait constamment la gouvernance d'Alassane Ouattara. Il mettrait alors à exécution sa condamnation par contumace à 20 ans de prison en Côte d’Ivoire dans l’affaire dite du « casse de la BCEAO ». Une autre preuve, après le projet de loi pour modifier la Constitution, que l'ancien président ivoirien suscite des craintes chez les tenants du pouvoir en Côte d’Ivoire.

L'International Crisis Group qui est une organisation indépendante travaillant à la prévention des guerres, rapporte que des membres du gouvernement et du RHDP, le parti présidentiel, qu’il a rencontrés, attendraient de l'ancien prisonnier de Scheveningen qu'il se retire de la vie politique, en échange des facilités que le chef de l’État lui a faites pour favoriser son retour en Côte d’Ivoire.

Mais Laurent Gbagbo, qui n'en a cure, est engagé à fond dans le jeu politique national qui, selon certains observateurs, sonne pour le régime au pouvoir comme une trahison. Ce dernier estimant que le président Alassane Ouattara a fait sa part et qu’il reste à M. Gbagbo de faire la sienne pour respecter les engagements qu'il aurait pris, c’est-à-dire s’éloigner de la scène politique.



Les partisans d'Alassane Ouattara expliquent, en effet, que le président ivoirien, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, a totalement réhabilité son prédécesseur en lui reconnaissant le statut d'ancien président de la République. Ce qui lui donne aujourd’hui droit aux avantages qui sont rattachés à ce statut. Mieux, M. Gbagbo aurait ses arriérés de traitement dus depuis 2011, date de son arrestation, intégralement versés. Et les frais de voyage de son retour en Côte d’Ivoire également couverts par les fonds publics comme le chef de l’État le lui a promis.

Robert Krassault

[email protected]

Content created and supplied by: Krassault (via Opera News )

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