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Le Nigéria de 1960 A 1976 : les vraies raisons de la guerre de Biafra

BONIFakiKoudousse
2020-09-08 17:20:52

A son avènement comme Etat indépendant le 1er octobre 1960, c’était d’abord un Etat membre du Commonwealth, un Etat Fédéral comprenant trois grandes Régions largement autonomes, le Nord (Northern Region), l’Est (Eastern Region) et l’Ouest (Western Region). C’était aussi trois ethnies dominantes, les Hausa-Fulani au Nord, majoritairement islamisés, les Igbos à l’Est, majoritairement christianisés, les Yoruba à l’Ouest, en partie christianisés, en partie islamisés, et en partie demeurés des adeptes des Orisa, leurs divinités traditionnelles.

A côté de ces trois ethnies, on retrouvait, dans chacune de ces trois Régions, des minorités ethniques, certaines parfois numériquement importantes. Au Nord, comme à l’Est, ces minorités ethniques, prises ensemble pouvaient représenter autour de un tiers de la population totale de la Région. A l’Ouest, suite à un environnement politique devenu favorable, les minorités ethniques, concentrées dans les provinces de Benin et du Delta, bénéficièrent, en 1963, d’une excision qui leur permit de disposer de leur Région à eux, la Mid-Western Region, le Centre-Ouest. La Western Region, l’Ouest, devenait ainsi une Région ethniquement assez homogène, regroupant, principalement, tous les différents sous-groupes Yoruba du Nigéria, sauf ceux du territoire du Nord de l’Emirat d’Ilorin.

Le Nigéria, c’était encore trois grands partis politiques, l’un, le NPC (Northern People’s Congress) au Nord, le NCNC (National Council of Nigeria and the Camerouns) à l’Est, et le troisième, le AG (Action Group) à l’Ouest, chacun d’eux largement majoritaire, de façon transparente ou non, dans sa Région d’ancrage, région d’origine de son leader.

        Le Nigéria, c’était enfin trois grands hommes politiques, AHMADU BELLO au Nord, NNAMDI AZIKIWE à l’Est, et OBAFEMI AWOLOWO à l’Ouest. Chacun de ces trois hommes avaient eu à diriger leurs trois Régions respectives, à partir de 1954, en tant que Premiers Ministres de Gouvernements d’autonomie interne. Mais juste avant l’indépendance, deux d’entre eux avaient réussi à conclure une alliance pour prendre ensemble le contrôle du Gouvernement Fédéral du pays. Il s’agissait de AHMADU BELLO et de son parti le NPC, et de AZIKIWE et de son NCNC. En vertu de cet accord, NNAMDI AZIKIWE devint Gouverneur Général du Nigéria, puis Président, lorsque, le 1er octobre 1963, le Nigéria se mua en une République. Le poste de Premier Ministre Fédéral, AHMADU BELLO préféra le confier à son adjoint au sein du NPC, TAFEWA BALEWA, et conserva son poste de Premier Ministre du Nord, lui qui, en tant que Sardauna de SOKOTO, était le plus haut dignitaire du Sultanat de SOKOTO, après le Sultan. En ce qui concerne OBAFEMI AWOLOWO, le troisième de ces leaders, il devint, par la force des choses, le leader de l’Oppositions au Parlement Fédéral, le Poste de Premier Ministre de l’Ouest revenant à son lieutenant au sein de son parti, Samuel OKINTOLA.

Cette alliance politique entre AHMADU BELLO et AZIKIWE, fut rapidement perçue comme une coalition des HAUSA-FULANI et des IGBO pour se partager seuls les richesses du pays, aux détriments des autres ethnies, et des YORUBA en particulier. Cette façon de voir les choses, amena Samuel AKINTOLA, le Premier Ministre de l’Ouest, à demander que leur parti, l’Action Group, révise sa politique, et abandonne son statut d’Opposition. Mais le Chef du parti, AWOLOWO, et la majorité des élus du parti, refusèrent de lui emboîter le pas, et cherchèrent à le destituer. Mais le Gouvernement Fédéral, empêcha la tenue de la séance de l’Assemblée Législative régionale programmée pour mettre fin à ses fonctions, décréta l’Etat d’urgence au niveau de la Région, et nomma pour la diriger un administrateur provisoire avant de réinstaller dans ses fonctions de Premier Ministre, Samuel AKINTOLA, et de l’aider à gagner les élections de 1964, sous la plateforme du nouveau parti qu’il venait de créer.

Mais comme on pouvait s’y attendre, les populations de l’Ouest, majoritairement, n’acceptèrent ni l’administration directe par le Gouvernement Fédéral, ni le rétablissement de Samuel AKINTOLA dans ses fonctions de Premier Ministre, ni les résultats jugés frauduleux des élections de 1964. Et révoltes, et répression, de s’enchaîner. Les principaux dirigeants de l’Action Group, dont OBAFEMI AWOLOWO, furent arrêtés et accusés d’avoir conspiré, avec le soutien actif du Gouvernement Ghanéen dirigé par KWAME NKRUMAH, pour renverser le Gouvernement Fédéral du Nigéria. Et AWOLOWO fut condamné à dix (10) années d’emprisonnement et commença à purger sa peine, dans une prison, à Calabar, dans l’extrême sud-est du Nigéria.

Cette crise, qui ensanglanta tout le pays Yoruba, ne connut son épilogue que le 15 janvier 1966 lorsqu’un groupe de jeunes officiers, conduits par le major NZEOGWU, d’ethnie Igbo, organisa un coup d’Etat sanglant, qui mit fin à la Première République, et coûta la vie, notamment au Premier Ministre Fédéral, TAFEWA BALEWA, au Premier Ministre du Nord, AHMADU BELLO, et au Premier Ministre contesté de l’Ouest, Samuel AKINTOLA. Suite à ce coup d’Etat, le Général IRONSI, d’ethnie Igbo, devint le Chef de l’Etat, et entreprit de substituer au système fédéral en vigueur jusque-là, un système d’Etat unitaire. Et le Gouvernement IRONSI fut, lui aussi, vite perçu comme un régime dont l’agenda caché serait la main mise des Igbo sur les richesses du pays.

Mais ce qui suscita le plus colère et indignation dans le Nord, se fut cette élimination physique brutale de AHMADU BELLO et de TAFEWA BALEWA. Et la réaction du Nord ne se fit pas longtemps attendre, et elle fut foudroyante. Le 29 juillet 1966 en effet, des officiers originaires du Nord, se lancèrent à l’assaut des organes du pouvoir d’Etat, et firent violemment passer de vie à trépas, des centaines d’officiers et de civils, en majorité des Igbo, dont le Chef de l’Etat lui-même, le Général IRONSI. Pour diriger ensuite le pays, les militaires putschistes choisirent, non pas un HAUSA-FULANI, mais un homme issu de l’une des minorités ethniques du Nord, le Colonel YAKUBU GOWON, un chrétien.

Suite à ce contre coup d’Etat, les Igbo, résidant au Nord, subirent de violentes attaques de la part des populations autochtones et durent s’enfuir et rejoindre l’Est. En guise de représailles, les HAUSA-FULANI et autres personnes originaires du Nord et vivant à l’Est, furent à leur tour victimes de graves violences et ne durent leur salut qu’à la fuite vers leur région d’origine. On assista donc, pendant des mois, à un mouvement d’exode massif, dans les deux sens, entre le Nord et l’Est du pays. Tous les efforts pour enrayer ce cycle infernal de violences furent vains. Et ce fut dans ces conditions qu’intervint l’irréparable, à savoir, la proclamation, le 30 mai 1967, par le Colonel OJUKWU, Gouverneur militaire de la Région de l’Est, (Eastern Region), nommé par le Général IRONSI lorsqu’il était au pouvoir, de l’indépendance de cette Région, sous le nom de BIAFRA. Il s’en suivit une terrible guerre, mettant aux prises, d’une part, les sécessionnistes biafrais, et d’autre part, les troupes du Gouvernement Fédéral du Nigéria.

Sur le plan interne, le Biafra reçut tout de suite le soutien du Président déchu du Nigéria, NNAMDI AZIKIWE. Mais celui-ci allait changer d’avis, en Août 1969, et redevint un partisan d’un Nigéria uni. En ce qui concerne OBAFEMI AWOLOWO, il eut d’abord un bon moment d’hésitation. Aurait-il réellement envisagé de faire de la Western Region, la Région de l’Ouest, un Etat indépendant, sous le nom de ODUDUA State ? Je n’en sais rien. Ce qui est sûr,  c’est qu’il a fini par prendre position en faveur du Gouvernement Fédéral, dont il devint le Vice-Président et le Ministre des finances.

Au niveau international, la France du Général de GAULLE et de Jacques FOCCART, qui avait balkanisé son Empire colonial africain, ne pouvait voir d’un mauvais œil une fragmentation du Nigéria. Et elle accorda au Biafra, de façon clandestine certes, une aide importante et multiforme, sans laquelle la résistance militaire du Biafra n’aurait probablement pas duré aussi longtemps.

Le Gouvernement Fédéral du Nigéria a pu, dès le départ, compter sur l’appui sans faille du Royaume Uni et de l’Union Soviétique, et du soutien diplomatique des Etats-Unis.

Parmi les Etats africains, seuls la Tanzanie, la Zambie, le Gabon et la Côte d’Ivoire ont accepté de reconnaître officiellement l’Etat du Biafra. Le seul autre Etat au monde à l’avoir fait, ce fut Haïti.

Au niveau du théâtre des opérations militaires, les intervenants étrangers, du côté nigérian, furent principalement des pilotes égyptiens, tandis que, du côté biafrais, étaient intervenus, des mercenaires et des pilotes français, portugais, rhodésiens et sud-africains. 

Dès le début de la guerre, le Nigéria prit les mesures suivantes :

a-   il procéda à un découpage territorial du pays. On passa de quatre (04) Régions à douze (12) Etats. Et ce furent trois (03) Etats qui suicidèrent à la Eastern Region, la Région de l’Est, rebaptisée Biafra par OJUKWU, deux (02) de ces trois Etats regroupant les minorités ethniques riveraines de ces régions côtières si riches en gisements pétroliers, et le troisième, totalement enclavé à l’intérieur des terres, rassemblant tous les territoires habités par les Igbo ;

b-  il imposa au Biafra un blocus terrestre et maritime qui se révéla d’une redoutable efficacité ;

c-   il émit de nouveaux billets de banque de la monnaie locale, le Naira, en remplacement de ceux en circulation, qui furent démonétisés.

Les différentes péripéties de cette guerre, nous en ferons l’économie. Mais je ne puis cependant pas résister à l’envie de mentionner l’épisode suivant : tout au début de cette guerre, les Biafrais avaient réussi une percée majeure hors de leurs frontières. Ils s’étaient avancés jusqu’à  ORE, à mi-chemin entre Benin-City et Lagos, après avoir pris le contrôle de l’Etat du Centre-Ouest (Mid-West). Ils avaient même décidé de faire de cet Etat un deuxième Etat sécessionniste, aux côtés du Biafra, et l’avaient baptisé, République du Bénin, ayant pour capitale Benin-City.

Mais, revenons à nos moutons. Ce qu’il vous faut maintenant savoir, c’est que, au bout de deux années et demie de guerre, lorsqu’il était devenu évident que son Biafra l’avait perdue, OJUKWU se résigna à renoncer à son poste de Chef de l’Etat du Biafra, nomma pour le remplacer le Chef d’Etat-Major Général de l’Armée biafraise, Philip EFFIONG, prit aussitôt après la fuite, et réussit à aller se réfugier en Côte d’Ivoire. Quatre jours après son investiture comme Chef de l’Etat biafrais, le 12 janvier 1970, EFFIONG annonça la capitulation du Biafra, déclara un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel. Le lendemain, il alla se rendre au Colonel nigérian Olusegun OBASANJO, le commandant de la 3ème Division de Commandos de Marines, qui avait lancé l’assaut final contre les derniers bastions encore sous contrôle des Biafrais. Mais OBASANJO exigea que la reddition officielle se fasse à Lagos, devant GOWON, le Chef de l’Etat nigérian. EFFIONG s’exécuta, et le 15 janvier 1970, à Lagos, devant GOWON, prononça la fin de l’existence du Biafra.

Cette guerre de sécession qui prenait ainsi fin, coûta la vie à plusieurs dizaines de milliers de soldats des deux côtés, et à plusieurs centaines de milliers de civils, alors que les violences inter-ethniques qui l’avaient précédée, au Nord et à l’Est, avaient déjà causé la mort de plusieurs dizaines de milliers de paisibles citoyens.

Après une telle hécatombe, que faire pour se relever ? Le gouvernement présidé par le général GOWON promit de relever le défi du redressement du pays. Et à partir de 1974, le boom pétrolier lui donna les moyens de le faire. GOWON avait-il mal géré cette manne pétrolière ? GOWON n’avait-il pas bien senti le désir de son peuple de voir les militaires passer la main à des civils choisis à l’issue d’élections libres et démocratiques ? GOWON n’avait-il pas minimisé l’impact de la démission du Gouvernement Fédéral, dès 1971, du leader charismatique des Yoruba, OBAFEMI AWOLOWO ? Toujours est-il que le 29 juillet 1975, alors qu’il assistait, à Kampala, en Uganda, au 12ème sommet de l’OUA, le Général Yakubu GOWON fut destitué, suite à un coup d’Etat non sanglant. L’annonce en fut faite par un certain Colonel, Joseph GARBA, mais c’est à deux (02) généraux de brigade que fut confié le pouvoir, le Général MURTALA Mohammed devenant le Chef de l’Etat, et le Général Olusegun OBASANJO, devant lui servir d’adjoint avec un rôle similaire à celui d’un Premier Ministre.

Parmi les mesures les plus importantes prises par ce tandem, nous mentionnerons :

a-   un nouveau découpage territorial du pays, portant à 19, le nombre des Etats Fédérés ;

b-  la délimitation, au centre géographique du pays, au tour du village d’Abuja, d’un Territoire de la Capitale Fédérale, devant accueillir celle-ci, à terme.

c-   la création d’une Commission de Rédaction d’une nouvelle constitution pour le pays, avec promesse de transfert du pouvoir aux civils, en 1979 au plus tard.

Juste une dizaine de jours après l’annonce de ces décisions, favorablement accueillies par l’opinion publique nigériane, et moins de sept (07) mois après l’avènement du régime MURTALA – OBASANJO, Radio Nigéria, émettant d’IKOYI, Lagos, informait le peuple nigérian du renversement du Gouvernement. Au micro, s’exprimait un certain lieutenant-colonel DIMKA, qui, pour justifier ce coup d’Etat, chargea le Gouvernement MURTALA-OBASANJO de tous les péchés d’Israël : corruption, arrestations et détentions sans jugement, indécision, etc. Avant d’aller faire sa proclamation, DIMKA et ses hommes s’étaient assurés qu’ils avaient abattu le Général MURTALA, qui se rendait, le matin, à son bureau, à l’heure habituelle, sans la moindre protection d’une escorte, et qui s’était trouvé bloqué par un feu rouge, à un carrefour. Avait trouvé la mort, à ses côtés, son aide-de-camp, le Lieutenant Akintunde AKINSEHINWA.

Malheureusement pour DIMKA, et heureusement pour le pays, le gros de l’Armée, non seulement ne le soutint pas, mais lança contre lui et les siens, une vigoureuse contre-attaque. Et DIMKA fut contraint de prendre la fuite. Le coup d’Etat avait échoué.

A un OBANSANJO plus que réticent, et qui venait d’échapper de peu à la mort, les principaux responsables de l’Armée imposèrent de prendre la succession de MURTALA. Et lui, un Yoruba, se choisit pour le seconder, Musa YAR-ADUA, un HAUSA-FULANI. La chasse à l’homme qui s’organisa pour mettre la main sur les putschistes permit de capturer la majorité d’entre eux. Malgré son déguisement, DIMKA fut reconnu et arrêté, juste avant de franchir la frontière avec le Cameroun. Lui et ses camarades putschistes furent jugés en Cour Martiale, et une quarantaine d’entre eux, dont DIMKA lui-même, furent condamnés à mort, et fusillés publiquement. L’implication du Général GOWON, refugié en Grande Bretagne, ayant été établie dans cette affaire, son extradition fut réclamée par le Nigéria. Mais, Londres refusa de coopérer.

Olusegun OBASANJO prit donc les reines du pouvoir, et promit d’honorer tous les engagements pris avec MURTALA.

Auteur: Koudousse Faki BONI, Socio-Anthropologue Chercheur.

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