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Commémoration du 19 septembre 2002 : Guillaume Soro entre regrets et autosatisfaction

Dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, l'ex-chef de la rébellion ivoirienne, devenu plus tard Premier ministre sous Gbagbo et chef du Parlement ivoirien sous Ouattara avant de se voir contraindre à l'exil, se prononce sur sa rébellion armée contre la Côte d'Ivoire.

Le temps des regrets

Dans cette publication qu'il appelle Méditation d'exil, Guillaume Soro dit vouloir imposer sa vision de la démocratie par les armes. Un rêve de la liberté dit-il à la Che Guevara.

Démocratie, fin des emprisonnements arbitraires pour des raisons politiques, une Justice équitable, fin de l'exil politique et du communautarisme, du clanisme, du sectarisme ou encore du népotisme,etc. Une longue liste à laquelle Guillaume Soro ajouté la lutte contre la corruption. Ce sont là les raisons qui expliquent, selon Guillaume Soro, la sanglante tentative de coup d'État suivie d'une rébellion.

D'emblée, ces revendications sont propres à toute société qui aspire à la démocratie. Ce qui ne saurait conduire à une prise des armes contre sa patrie.

Ce que Soro ne dit plus, c'est son combat pour le Nord ivoirien ou encore pour la candidature d'Alassane Ouattara à la présidentielle comme l'ont réclamé ouvertement ses proches dont Koné Zakaria.

Les vidéos dans lesquelles Koné Zakaria affirme la prise des armes pour l'accession d'Alassane Ouattara au pouvoir d'État sont encore disponibles sur youtube. Guillaume Soro a-t-il revu les raisons de sa rébellion à l'aune de son nouveau statut d'exilé ou a-t-il désormais honte de sa rébellion ?

Par ailleurs, Guillaume Soro demande à chacun de faire son bilan. Quel bilan fait-il lui des résultats de sa rébellion 19 années plus tard ?

Ensuite Soro affirme que la victoire a plusieurs pères et la défaite est orpheline sans dire ouvertement qui sont les pères de sa victoire. Outre ces remords voilés d'un Soro qui dit assumer ses actes, l'ex-chef rebelle veut se soulagé d'avoir contribué à réunifier la Côte d'Ivoire menacée de sécession. Qui d'autre que sa rébellion menaçait la Côte d'Ivoire de sécession ? A moins que ce ne soit lui Soro qui tirait les ficelles. L'occasion est donc rêvée pour que Soro dise aux Ivoiriens qui sont ses complices.

Distribution des cartes d’identité aux ivoiriens sans distinction, organisation des élections, processus de réconciliation, des devoirs régaliens de l'État dont s'enorgueille Guillaume Soro.

Enfin, Guillaume Soro, l’exilé politique, dit payer sa part de responsabilité à la société ivoirienne en confiant sa vie à Dieu. Quel est le rapport entre les conséquences de sa rébellion et ses dissensions avec Alassane Ouattara qui l'ont contraint à l'exil ? Guillaume Soro a-t-il déjà été condamné pour les affres que sa rébellion à fait subir au peuple ivoirien ? Ou alors la Côte d'Ivoire se résume au RHDP ? Affirmer qu'il paie sa part de responsabilité en raison de son exil politique serait répondre par l'affirmative. Guillaume Soro aurait dit à Alassane Ouattara pour entrer au RHDP qu'il ne serait pas en exil.

En somme, la prise des armes à des fins politiques n'est rien d'autre que du terrorisme. Justifier cela revient à faire l'apologie des rébellions et autres coups d'État.


Cyrille NAHIN

Content created and supplied by: Cyrille_NAHIN (via Opera News )

guillaume soro

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