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Plafonnement à 75 ans à l'élection présidentielle : Mabri exhorte Ouattara à "ne viser personne"

Dr Albert Mabri Toukeusse le président de l'Udpci lors de son discours.

« Ce qui me gêne dans le débat qui a cours, c'est sa personnalisation. C'est qu'on cite des gens, on semble viser des gens. C'est ce qui est dit et c'est ça qui est gênant. Parce que, la loi doit être impersonnelle. La loi ne doit viser personne. Le renouvellement de génération, est un phénomène naturel. Nous tous, nous naissons, nous grandissons et nous faisons des enfants. Et quand, on commence à vieillir, ce qui nous préoccupe c'est est-ce que les enfants sont suffisamment grands, mûrs et préparés à prendre la relève et à nous remplacer. Je suis sûr, parce qu'acteur politique que c'est comme ça aussi la vie politique. Et ce ne sont pas mes aînés, Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara qui diront le contraire. Donc, ce renouvellement de génération doit être nous tous, notre préoccupation si nous aimons réellement la Côte d’Ivoire. Maintenant, s'il doit avoir une proposition de loi qui conduise à ça, je souhaite que les choses se passent dans la forme. Parce que, ce dont vous parlez eh bien, c'est par référendum que nous avons eu à l'introduire. Si ça doit changer, il faut que ce soit avec un parallélisme de forme que nous y parvenons. Je souhaite qu'un traitement impersonnel soit accordé à l'importante question de la limitation de l'âge à l'élection présidentielle. C'est à Gbagbo, Bédié et Ouattara d'apprécier s'ils doivent se retirer ou pas de la course pour 2025. Chacun d'eux a apporté à la Côte d’Ivoire. Il y en a qui sont dans la politique depuis plusieurs décennies, c'est à eux de se dire bon le moment est venu que nous nous retirons. Mais, je les comprendrais aussi s'ils observaient la maturité au niveau de la nouvelle génération. Il faut que, nous, nous leur prouvons que nous sommes mûrs », a exhorté le président de l'Udpci Albert Mabri Toukeusse à l'endroit du président de la République Alassane Ouattara, garant du respect de la Constitution. L'ancien ministre du Plan et les siens se sont retrouvés à la 2ème session du comité central de l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (Udpci), le samedi 25 septembre 2021 à Cocody. Assises au cours desquelles ce parti a analysé la situation socio-politique et exigé la libération de prisonniers d'opinion.

Une vue de la salle des participants à la 2ème Session du comité central de l'Udpci.

«Convaincu qu’il ne peut avoir de développement durable sans la paix et la cohésion sociale, le Comité central invite le président de la République et le gouvernement à donner plus de visibilité aux actions de réconciliation nationale et de cohésion sociale, en libérant tous les prisonniers politiques et en facilitant le retour apaisé de tous les exilés politiques. Le Comité central exprime sa préoccupation face au non-respect des textes qui régissent l’Assemblée nationale suite à la non prise en compte des députés du groupe parlementaire Udpci dans le bureau de cette institution. Le Comité central invite le gouvernement et toutes les institutions de la République à promouvoir la démocratie partout en Côte d’ivoire », a décidé le comité central de l'Udpci. Répondant aux questions de la presse, Mabri Toikeusse, a dénoncé le débat sur le renouvellement de génération qui serait dirigé contre trois personnes, à savoir le président sortant Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo.

Haity

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