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Devoir de mémoire : Soupçonné de trahison par les ex-rebelles, comment Soro a sauvé l'élection de 2010

Au lendemain de la commémoration des événements du 19 Septembre 2002 en Côte d’Ivoire, Mamadou Traoré, conseiller spécial de l’ex chef du parlement, Guillaume Soro, dépoussiérait ce Lundi 20 Septembre, sur l’une de ses deux pages Facebook, l’un de ses mémoires de 2016 dans lequel il décrit un autre acte qu’aurait selon lui posé, son mentor pour redresser la situation politique en Côte d’Ivoire, en 2010, à un moment où le processus de paix était sérieusement compromis. Retour 11 ans en arrière, le 12 Février 2010.

 

A quelques mois de l’élection présidentielle d’Octobre 2010, le chef d’état, Laurent Gbagbo annonce sur les antennes de la télévision nationale, la dissolution du gouvernement de sortie de crise composé de personnalités issues des diverses obédiences politiques. A l’origine de la colère de Gbagbo, le blocage constaté la veille à Ouagadougou lors des discussions en vue de régler le contentieux à la Commission Electorale Indépendante (CEI) à la tête de laquelle se trouve, Robert Beugré Mambé, un cadre du PDCI-RDA dont le FPI au pouvoir, réclame la tête.

 

Pour le parti de Laurent Gbagbo, il est impliqué dans une vaste tentative de fraude autour de la composition de la liste électorale. En perspective de cette montée d’adrénaline, le report de la présidentielle.

 

Ce schéma, Guillaume Soro, alors premier ministre et de nombreux acteurs politiques le craignent. Pour désamorcer la bombe qui menaçait d’exploser avec le risque évident d’une reprise des hostilités, Guillaume Soro prend ses responsabilités au prix des accusations dont il est l’objet au sein de la rébellion, tel que le relate ici, son conseiller : ‘’Guillaume Soro sait que si cette décision de Gbagbo passait, l'escalade ne pourrait être évitée.

Il décide donc de mettre en mission une équipe, composée de ses lieutenants, auprès des partis politiques pour calmer le jeu et amener les uns et les autres à reprendre le dialogue.

Il est accusé de trahison. Il n'en a cure.

L'équipe dont je faisais partie a réussi à éteindre le feu.

Un nouveau gouvernement a été mis en place avec tous les signataires de Marcoussis.

Les élections se sont tenues en Octobre et en Novembre 2010.Laurent Gbagbo a perdu face à Alassane Ouattara soutenu par le RHDP.

Si Guillaume Soro, contre l'avis de ses alliés, n’avait pas engagé cette démarche de conciliation, les élections auraient-elles pu se tenir ?

S’il avait engagé les hostilités, aurions-nous pu tenir les élections en Octobre 2010 ?

Violentes questions’’.

 

La suite des événements, on la connaît. Le scrutin présidentiel organisé en 2010 fut remporté selon la communauté internationale par Alassane Ouattara, qui finit par s’installer au Palais présidentiel au terme d’une violente crise postélectorale. 10 ans plus tard, il demeure au pouvoir, et Guillaume Soro se retrouve en exil, acculé par des poursuites judiciaires qui s’accumulent.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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