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Coups d'État : L’Afrique captive des hommes forts

 L'on peut être un prophète au ministère prophétique avéré, si la prophétie porte sur le prochain coup d’Etat en Afrique. Cette prophétie ne souffrira assurément d'aucune incertitude dans son accomplissement, car vous en aurez choisi le terreau le plus fertile. 

Tout apparaît comme si l’Afrique est le continent où le seul mode de changement de gouvernement est par un coup d'État militaire.

 Aujourd’hui, même les journalistes les plus chevronnés ne savent plus, en vérité, comment écrire sur un coup d’État. C'est la même rengaine quand ces coups de force surviennent : fermeture des frontières terrestres et aériennes, suspension de la Constitution et dissolution du gouvernement, instauration de couvre-feu, création de comités nationaux de salut public, ou encore autres dénominations qui ne sont que des expériences réchauffées d’autres nombreux coups d’État passés, pour gérer des transitions interminables, la dissolution des autres institutions, bref il n’y a rien de nouveau en Afrique.

 La Guinée, Le Mali, Le Burkina Faso actuellement avec des coups d’État, et c'est le peuple qui en paye le prix fort. Car un coup d’État est indubitablement synonyme d'instabilité politique et toute instabilité politique n’appelle pas de bailleurs de fonds. Or là où il n’y a pas appui et assistance au développement, il y a absence de progrès. Sommes-nous, Africains, un terreau d'absence de progrès ? 

Mais ce peuple, ce versatile complice de ces actions militaires envers les Présidents de Républiques et les institutions, est-il vraiment à plaindre ? Pas nécessairement, car il y a des fois où la voix du peuple, ne peut être la voix de Dieu.

On retrouve cette voix loin de celle du Créateur dans les acclamations par le peuple de ces « héros libérateurs », ces hommes forts, par les masses populaires, qui ajoutent encore un peu plus de décors à la scène où se déroulent, disons-le, les actes de la tragédie des nations.

Heureusement que certains pays africains se gardent encore de cette pratique honteuse de pronunciamientos dérisoires.

Y en a marre !

Que Dieu garde l’Afrique.


Constant Minangoy

Content created and supplied by: Constant_Minangoy (via Opera News )

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