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Jean Bonin dévoile une ancienne photo avec Tidjane Thiam et dit ce qu'il sait de lui

Jean Bonin Kouadio : " Ce que je sais de Tidjane Thiam"

Les relations qui lient Jean Bonin Kouadio, ex vice-président du Front Populaire Ivoirien (FPI) et Tidjane Thiam, ancien homme politique et dirigeant d'entreprise franco-ivoirien, diplômé de l'École polytechnique et de l'École des mines de Paris, datent de très longtemps. Ces longues années d'amitié entre les hommes ont suffisamment permis à Jean Bonin Kouadio de mieux connaître Tidjane Thiam. Ainsi, en dévoilant une photo rétro de lui et son proche collaborateur de longue date et dans un long post publié sur sa page Facebook il y'a quelques jours, l'ancien vice-président du FPI nous dit ce qu'il sait de Tidjane Thiam.

<< TIDJANE THIAM, CE QUE JE SAIS DE LUI. 

Tidjane Thiam, tel Hercule (Héraclès) dans la mythologie grecque, est périodiquement brandi comme le croque-mitaine qui viendra mettre au pas certains compatriotes ou le père fouettard qui servira d’instrument de vengeance entre les mains d’un clan contre un autre. Il n’en est rien. 

Je lis ça et là que certains militants du PDCI plaident pour qu’il soit le prochain candidat de ce parti. En soi, ce n’est pas une mauvaise chose vu que cela permettra de ramoner en profondeur ce parti qui en a grand besoin, tant la culture de la célébration de la sénescence politique y est fortement ancrée. 

La réalité, c’est qu’à l’image de son ascendant, le père de la nation, Tidjane, héritier de la famille Houphouët-Boigny, est jalousement attaché à la cohésion nationale et à l’idée d’une Côte d’Ivoire des valeurs où la méritocratie serait la principale boussole qui déterminerait la place de chacun dans l’œuvre commune de consolidation de la Nation. Son combat essentiel c’est la Côte d’Ivoire et non la survie d’un quelconque parti politique. 

En un mot, comme en mille, même s’il s’avérait qu’il était candidat pour le compte du PDCI, et qu’il remportait l’élection présidentielle de 2025, soyez en sûr, ce ne serait pas pour récompenser les cadres de ce parti, faire la promotion des Baoulés dont il est issu et encore moins pour exclure qui que ce soit dans « le partage du gâteau ». 

Après cinq ans de collaboration à ses côtés, en tant que Conseiller Juridique et fiscal, tant au BNETD qu’au ministère de la Planification, je peux affirmer que pour lui ce ne sont pas le parti, la religion ou la région qui priment mais plutôt le développement inclusif de la Côte d’Ivoire. Cela se voyait d’ailleurs dans la diversité ethnique et religieuse de ses plus proches collaborateurs. 

Si certains tribalistes, médiocres ou fainéants, comme il en existe dans tous les partis politiques, pensent qu’avec Tidjane au pouvoir ce sera leur tour (de manger, d’avoir indûment des postes de responsabilité dans l’administration ou de faire fructifier leurs propres affaires), qu’ils soient certains qu’ils déchanteront très vite. À moins qu’il n’ait changé, l’homme que j’ai connu et avec lequel j’ai récemment pu échanger ne mange pas de ce pain moisi. 

En 5 ans de collaboration, de 1994 à 1999, jamais lui ou même un seul de ses agents n’a été impliqué, directement ou indirectement, dans une quelconque affaire de corruption, de favoritisme ou de délit d’initié. Tous, nous savions à quoi nous en tenir si nous succombions à ces travers et à la facilité. 

Thiam est un (vrai) patriote, au sens noble et non galvaudé du terme. Avec lui, le concept de « la Côte d’Ivoire d’abord » trouve tout son sens. Laissez-moi vous conter une anecdote que tous les cadres du BNETD de mon époque connaissent. Alors que j’avais en charge l’élaboration et la négociation juridique des contrats dits des « 12 travaux de l’Eléphant d’Afrique » et notamment celui du pont Riviera - Marcory (actuel pont HKB), le chef de la délégation des négociateurs de l’entreprise Bouygues (en charge de la construction du pont) s’est, en pleine réunion, plaint de moi auprès du DG Thiam. Il estimait que mon zèle dans les négociations nuisait à la bonne avancée du projet et qu’à ce titre il serait opportun que je sois exclu du pool des négociateurs du BNETD. Très remonté face à cette doléance de Bouygues, Thiam leur répondra ceci, mot pour mot « s’il y a bien un seul de mes négociateurs qui ne bougera pas c’est bien Jean Bonin. Et si sa présence est un obstacle pour vous alors laissez tomber le projet, nous trouverons un autre partenaire ». L’affaire était pliée. 

Je me rappelle aussi, qu’il a fait partir du BNETD tous les Conseillers Techniques et les nombreux Directeurs occidentaux qui trônaient à la tête de plusieurs Départements. Il les a remplacé par des ivoiriens, recrutés en Côte d’Ivoire ou (comme moi) à l’international, suite à de rigoureux tests de sélection. Ce qui primait c’était ce que vous aviez dans la tête et surtout la technicité que vous pouviez apporter au pays. 

C’est à ce titre que pour me convaincre de le rejoindre au BNETD, il m’a dit ceci « ici, certes tu ne gagneras pas autant que si tu restes en France. J’ai moi aussi fait ce sacrifice. Mais, crois-moi, tu seras au cœur du développement du pays et tu verras au quotidien sa progression. Cela est un privilège qui n’a pas de prix ». Il venait ainsi de toucher ma corde sensible ; le développement. 

Une autre anecdote. Lorsqu’en 1997, la Banque Mondiale, à travers le Programme d’Appui à la Politique de l’Habitat (PAPH), m’avait proposé de me débaucher du BNETD, Tidjane Thiam s’y était fermement opposé et m’avait aussitôt fait une contre offre en multipliant mon salaire par trois (3) pour s’aligner sur celui de la Banque Mondiale afin que je reste au BNETD. C’est dire s’il est attaché à la valorisation des cadres ivoiriens. Il se plaignait d’ailleurs très souvent de cette tendance qu’avaient les institutions internationales (BM, FMI, SFI, BAD…) de piocher dans le vivier des cadres du BNETD en vue de les sortir du pays, au lieu de travailler à les y maintenir pour leur permettre de prendre part au développement de leur pays. 

Je ne m’appesantirais pas sur ses qualités managériales et sa compétence. Elles sont (re)connues de tous, y compris de ses détracteurs. Ce qui l’est moins c’est sa sainte horreur de la politique politicienne. De mémoire, Tidjane a toujours refusé les parrainages d’activités et événements politiques. Je me rappelle l’avoir représenté, en tant que parrain, dans un village proche de Yamoussoukro du nom de Seman. C’était un évènement culturel organisé par la jeunesse et la mutuelle de développement dudit village. 

De par son expérience, sa compétence et ses solides relations dans les plus hautes sphères décisionnelles du monde, Tidjane est une réelle chance pour le développement économique et social équitable de la Côte d’Ivoire. À contrario, il pourrait dramatiquement s’avérer être une calamité pour les neo xénophobes, tribalistes, fainéants, incompétents, revanchards, clientélistes, opportunistes et autres trublions qui font de l’exaltation des ressentiments, de la haine et de la belligérance permanente leur programme de gouvernement. 

À bon entendeur, salut ! >>, a fait savoir Jean Bonin Kouadio à propos de Tidjane Thiam.

LVF

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