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Me Roger Dakoury: "Voici pourquoi, le 31 mars, la CPI va clore le procès Gbagbo"

Me Roger Dakoury


Me Roger Dakoury estime que l'audience du 31 mars de l'affaire du procureur contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé est un procès de la CPI contre la CPI. Aussi reste-t-il convaincu que l'issu sera favorable aux acquittés du 15 janvier 2019. " Le 31 décembre, ce sera un procès de la CPI contre la CPI. Fatou Bensouda doit convaincre les juges de la chambre de première instance ont commis des erreurs dans leur jugement", souligne Me Dakoury joint au téléphone. " Pour faire appel, le procureur a trois cas de figure: qu'il y a des erreurs de fait, des erreurs de procédures ou des erreurs de droits. Sur ces cas de figure Fatou Cuno Tarfuser a bétonné sa décision", précise l'ancien président de l'Association des greffiers de Côte d'Ivoire. Il confirme ainsi les propos tenus lors d'une interview accordée à FPI TV et diffusée ce lundi 22 mars.

L'ancien exilé au Ghana y affirme que le 31 mars, la CPI devrait clore cette affaire pour que place soit faite à la réconciliation des Ivoitiens. Néanmoins le juriste présente deux scénarios. Soit la chambre d'appel rejette l'appel soit elle le trouve fondé. Dans ce dernier cas, c'est que Fatou Bensouda a démontré que les juges de la chambre de première instance ont commis des insuffisances comme eux-mêmes ils ont démontré qu'elle a fait preuve d'insuffisance dans sa démarche d'accusation. Si par la chambre est convaincue, elle renvoie le procès en première instance mais avec d'autres juges. Il trouve cette issue improbable en raison de ce qui a été vu pendant le premier jugement qui a abouti à l'acquittement.

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, le sourire des acquittés

Accusés de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont été jugés et acquittés en janvier 2019. Mais au lieu d'une libération immédiate recommandée par les juges, ils ont été placés en liberté conditionnelle en raison d'un processus d'appel. Les restrictions les plus contraignantes levées, les deux accusés ont été autorisés à aller dans tout pays partie au statut de Rome mais les autorités ivoiriennes ne se montrent pas favorables à ce retour. Elles veulent que l'ancien Président et son ancien ministre attendent la décision de la chambre d'appel. " Selon l'article 83 du statut de Rome, les acquittés ne sont pas obligés d'être présents à l'audience du 31 mars. Cela veut dire que Gbagbo et Blé Goudé pouvaient être à Abidjan et l'audience allait se tenir", indique Roger Dakoury.

Dan Opéli 

Content created and supplied by: Dan_Opeli (via Opera News )

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