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Le PR Ouattara appelle Soro à rentrer et à faire face à la justice : Alioune Tine réagit et plaide

Le Président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara a accordé une interview au journal panafricain Jeune Afrique qui continue d’alimenter l’actualité politique nationale. Au cours de cette interview qui est la première du Chef de l’Etat ivoirien depuis sa réélection à un troisième mandat à la tête du pays, il s’est longuement prononcé sur plusieurs sujets d’intérêt national qu’il s’agisse de développement économique, de réconciliation nationale, de ses rapports avec ses prédécesseurs Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo, du renouvellement générationnel, de la limite d’âge à 75 ans pour les candidats à l’élection présidentielle et surtout du cas Guillaume Soro.

S’il s’est montré conciliant avec ses prédécesseurs surtout l’ex Président Laurent Gbagbo et par ailleurs farouche adversaire politique, Alassane Ouattara continue d'avoir ‘’la dent dure’’ contre son ex poulain, contre qui sa colère ne semble pas faiblir. Pour le Chef de l’Etat, les faits qui sont reprochés à son ancien Premier ministre son d’une extrême gravité et nécessitent qu’ils viennent en répondre devant les juridictions de son pays.  

Réagissant à cette intervention, le sénégalais Alioune Tine fondateur du Think Tank Afrikajom Center et très investi dans les questions de défense des droits humains a lancé un appel au Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, ne manquant pas à l’occasion d’établir un parallèle avec les actions de la junte guinéenne en faveur de la réconciliation et la paix « PR Alassane Guillaume » interpelle-t-il le Chef de l’Etat, « Soro, qui appelle à la paix et à la réconciliation doit absolument rentrer à Abidjan avec tous les exilés ivoiriens » plaide-t-il de rappeler « quand Mamady Doumbia le putschiste ouvre les portes des prisons et permet le retour des exilés, aucun Président civil, ne peut faire moins ».

En effet, le mardi 7 septembre dernier dans la soirée, le Colonel Mamady Doumbouya avait accordé la liberté à environ 80 prisonniers politiques au nombre desquels Abdoulaye Bah  et Ismaël Condé de l’UFDG, Kéamou Bogola Haba de l’ANAD, Mamady Onivogui du FNDC, Etienne Soropogui des Valeurs Communes qui croupissaient dans les geôles du régime d'Alpha Condé suite aux évènements sanglants qui ont entaché la dernière présidentielle. Pour le patron d’'Afrikajom, si les hommes en armes font preuve d’une telle mansuétude, un « Président civil » ne devrait pas en « faire moins ». Une invite au Chef de l'Etat à poursuivre la décrispation du paysage politique en continuant d'élargir les détenus des différentes crises et en favorisant le retour des exilés politiques.

Content created and supplied by: SGB78 (via Opera News )

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