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Audits des sociétés d’Etat : le régime Ouattara dénie-t-il au contribuable son droit à l’information ?

Du débat constitutionnel auquel ils n’ont visiblement droit en raison de leur seul diplôme, l’extrait de naissance selon Mamadou Koné, président du Conseil constitutionnel, les contribuables ivoiriens ne devraient pas s’intéresser à la gestion des finances publiques à en croire Amadou Coulibaly, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement.

« Certains Ivoiriens se sont invités dans le débat constitutionnel alors qu'ils n'ont que pour seul diplôme, leur extrait de naissance », dixit Mamadou Koné lors de la cérémonie de prestation de serment d’Alassane Ouattara, lundi 14 décembre 2020.  Deux années plus tard, c’est le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly qui dit s'étonné du fait que des contribuables ivoiriens attendent les résultats des audits initiés suite à des malversations dans des sociétés publiques. « Un audit, ce n'est pas pour alimenter les débats dans les ménages. », a-t-il indiqué le 19 janvier 2022.

D’emblée, de tels propos aux confins du mépris n’honorent pas les institutions ivoiriennes encore moins les personnes qui les incarnent. Ensuite, peut-on toujours parler de confiance entre peuple et gouvernants si le premier qui incarne la souveraineté dans un régime démocratique ne doit pas s’intéresser à la gestion des biens publics ? Pourquoi le gouvernement observe la loi de l’omerta sur un détournement de 700 milliards de Frs Cfa et procède à un appel à candidature pour remplacer le mis en cause ? Les mis en cause sont ménagés pour être oubliés un tant soit peu ? N’est-ce pas une forme d’impunité ?

Pour rappel, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Dit en son article 15 que "La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration". La Constitution ivoirienne du 08 novembre 2016 ne dit rien d’autre en son article 18 lorsqu’elle reconnaît aux citoyens le droit à l'information et à l'accès aux documents publics dans les conditions prévues par la loi. Même son de cloche pour la loi n°2013-867 du 26 décembre 2013 relative à l'accès à l'information d'intérêt public qui stipule en son article 3 que "Toute personne physique ou morale a le droit d'accéder sans discrimination à des informations d'intérêt public et documents publics détenus par les organisations publics".

 

Cyrille NAHIN

 

 

 

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Alassane Ouattara Communication Mamadou Koné

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