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Côte d'Ivoire : quand l'État tente d'asphysier financièrement Laurent Gbagbo

Cinq mois après son retour au pays, l'ancien président ivoirien n'a toujours pas perçu le moindre centime de ses rentes viagères. Après dix années d'exil forcé à la Cour pénale internationale, Laurent Gbagbo, conformément à son statut d'ancien président de la République, doit toucher la rondelette somme de 2 milliards de Fcfa. À raison de 9.584.580 f par mois. Sans compter les autres avantages que lui confèrent les dispositions de la loi Numero: 2005-201 du 16 juin 2005.

Malheureusement pour l'ancien locataire du palais présidentiel du Plateau, l'éprouvante galère vécue dix années durant dans le sous-sol néerlandais est loin de prendre fin. Car, l'Etat de Côte d'Ivoire qui, en principe, devait aider l'illustre ancien président ivoirien à se relever de cette situation difficile, en lui versant ses rentes viagères est plutôt entrain de multiplier les obstacles sur le chemin de Laurent Gbagbo. Et c'est J.A qui dans son édition de ce lundi 29 novembre a levé un coin de voile sur ce qui se passe au sommet de l'État.

Selon ce journal, les autorités ivoiriennes seraient prêtes à verser les rentes viagères du président Laurent Gbagbo mais à condition que ce dernier verse à son dossier, "une attestation de non enregistrement de divorce ". Alors question : si tant il est vrai qu'il manque une attestation de non enregistrement de divorce au dossier de Laurent Gbagbo comme le rapporte Jeune Afrique, c'est au vu donc de quels documents administratifs, ou à tout le moins, sur la base de quoi, l'État de Côte d'Ivoire a-t-il acquis récemment les véhicules mis à la disposition de Laurent Gbagbo ?

S'il manque une attestation de non enregistrement de divorce au dossier de Laurent Gbagbo, c'est au moyen de quelles pièces administratives, a-t-on affecté les dix agents de sécurité à l'ancien chef d'État ivoirien ? L'État de Côte d'Ivoire a-t-il vraiment besoin d'une pièce justificative avant d'accorder une résidence à Laurent Gbagbo conformément à son statut d'ancien président de la République ? Il y a donc à boire et à manger dans les informations (vraies ou fausses) rapportées par le journal panafricain.

Toutes ces manœuvres relèvent plutôt de la politique politicienne. Les adversaires du président du PPA-CI tentent tout simplement de le fragiliser ou du moins l'asphysier financièrement avant les échéances électorales à venir. Et le non versement de ses rentes viagères évaluées à ce jour à plus de deux milliards de nos francs procède de cette manoeuvre politicienne. Le reste n'est que du saupoudrage.

P. L

Content created and supplied by: Pierre_Lemauvais (via Opera News )

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