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Après le procès du 19 Mai, Pourquoi Alassane Ouattara est indexé par le camp Soro ?

L'enterrement de la hache de guerre entre le pouvoir du RHDP en place à Abidjan et le camp Soro, n'est visiblement pas pour demain.

Si le régime Ivoirien semble jouer la carte de l'apaisement avec d'autres groupes d'opposition, notamment le FPI et le PDCI-RDA des ex chefs d'états, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié, la situation heurte quand il s'agit de l'état des relations avec le mouvement Générations et Peuples Solidaires (GPS) de son ancien premier ministre, Guillaume Soro, dont de nombreux cadres restent sous le coup de procédures judiciaires.

A l'issue de l'audience des pro-Soro, ce Mercredi 19 Mai, des cas flagrants de vice de procédure ont été constatés par les avocats de la défense. Entre autres entorses notées par la défense de GPS, la comparution de la numéro 2 du mouvement, Me Affoussiata Bamba, qui au préalable n'a pas été inculpée par un juge d'instruction, ce qui aurait dû conditionner sa comparution devant le tribunal criminel, et l'absence des pièces susceptibles d'incriminer les accusés, dont certains sont incarcérés depuis le 23 Décembre 2019, pour troubles à l'ordre public.


Dans un entretien qu'elle nous accordait ce Mercredi 19 Mai, peu après l'annonce du report du procès pour le 26 de ce mois, l'ex ministre de la communication, évoquait formellement l'implication du chef de l'état, Alassane Ouattara dans la procédure judiciaire en cours. Face aux incohérences perçues lors de l'audience du 19 Mai, elle accuse : ''J'ai compris qu'Alassane Ouattara a décidé de ne pas appliquer les décisions de la Cour Africaine. Il a pris la place des magistrats...C'est lui qui décide de tout''.

Pour beaucoup dans le camp Soro, seule une volonté de décrispation de l'actuel chef d'état peut décanter la situation judiciaire des cadres de GPS, accusés de tentative subversion et de troubles à l'ordre public.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

Alassane Ouattara

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