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Putsch au Burkina Faso : le PR Roch Christian Kaboré détenu par les mutins, une déclaration imminente

 Et de trois. Après le Mali, la Guinée Conakry, le Burkina Faso est le troisième pays de l’Afrique de l’ouest qui est en train de basculer aux mains de la grande muette. Le pays des hommes intègres vient de connaitre un énième coup d’Etat militaire dont la victime est le Président Roch Marc Christian Kaboré.

Déjà hier dimanche, des coups de feu nourris avaient été entendus dès l’aurore dans plusieurs casernes militaires de la capitale et de l’intérieur du pays notamment à Gounghin provenant du camp Sangoulé Lamizana à Ouagadougou. Celui-ci abrite la Maison d'arrêt et de correction des armées (Maca) où est détenu le général Gilbert Diendéré, proche de l'ancien président Blaise Compaoré renversé en 2014. Le ministre des armées et des anciens combattants, le Général Barthelemy Simporé était venu sur le plateau de la télévision nationale pour calmer les populations. Il avait indiqué que la hiérarchie militaire était en contact avec les mutins pour ramener le calme tout en avouant ignorer les réelles motivations des soldats en colère. « Aucune institution de la République n’a pour le moment été inquiétée » avait-il rassuré.

En milieu d’après-midi, un message sonore était parvenu à plusieurs organes de presse dans lequel on entendait un soldat égrener les revendications des mutins. Celles-ci portaient sur la révocation de la hiérarchie militaire fortement mise en cause après le massacre d’une cinquantaine de gendarmes à Inata. Les mutins exigent également des « moyens plus adaptés » à la lutte contre les terroristes qui frappent ce pays depuis 2015.  Les mutins réclament aussi « des moyens adaptés à la lutte » anti-djihadiste « et des effectifs conséquents ». Par ailleurs, ils exigent une meilleure prise en charge des blessés et des familles des soldats tombés au front et « la constitution d’unités permanentes » pour le front en lieu et place des groupes hétéroclites réunis avant chaque opération.

Un couvre-feu avait été décrété à partir de 20 heures jusqu’à 05h30 lundi 24 janvier 2022. Mais des témoignages avaient ensuite signalés la reprise de tirs nourris auraient repris au cours de la nuit notamment dans les encablures de la résidence présentielle.

Alors que le ministre des armées avait signifié qu’aucune institution de la République n’avait été inquiétée, des observateurs voyaient plutôt se mettre en place lentement mais progressivement le scenario d’un putsch militaire qui est finalement confirmée avec l’arrestation du Président Kaboré ce lundi 24 janvier 2022.

Avec ce putsch, s’ouvre une page d’incertitudes pour un pays pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des groupes armés djihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique. Les attaques qui visent civils et militaires sont de plus en plus fréquentes et en grande majorité concentrées dans le nord et l'est du pays. Une déclaration des mutins est imminente devrait situer sur leurs intentions.

Content created and supplied by: SGB78 (via Opera News )

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