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Coup d’Etat au Tchad et au Mali : putschiste adoré contre putschiste mal aimé

Un poids deux mesures. Deux actes de prise du pouvoir d’Etat par des voies illégales, deux approches différentes de Paris précisément du jeune président Emmanuel Macron. La carotte pour l’un, le fouet pour l’autre.

Le double jeu de Macron au Tchad et au Mali est ubuesque et caricatural. Se précipiter au Tchad pour cautionner un coup d’Etat et installer à la tête de l’Etat une junte et un chef militaire, fils du défunt président avec un chèque en blanc hors de tout contrôle.

« La France ne laissera jamais personne remettre en cause et ne laissera jamais personne menacer, ni aujourd’hui, ni demain la stabilité et l’intégrité du Tchad », mettait-il en garde. La presse française, à son tour, semble balayer les droits de l’homme de la main avec un ton laudateur pour Mahamat Kaka Deby.

Quand il s’agit du Mali, les termes sont clairs. Le président français parle de ‘‘coup d'État inacceptable’’ et brandit vite des ‘‘sanctions ciblées" contre les protagonistes.

Pour sa part, la presse française sort la poudre à canon contre Assimi Goita, qualifié de putschiste. S’en suit le lynchage médiatique ou la diabolisation propre à tout dirigeant africain insoumis à Paris.

La Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) entre dans la danse avec une suspension des institutions du Mali là où la mansuétude l’avait emporté au Tchad. 

Ce sont hélas les principes élémentaires de la démocratie qui sont ainsi foulés aux pieds par le jeune président français. Un coup d’Etat n’est-il pas un coup d’Etat ? Peut-être faut-il donner raison à ceux qui soutiennent que la démocratie comme système politique n’est pas adaptée au continent noir.

Cyrille NAHIN

Content created and supplied by: Cyrille_NAHIN (via Opera News )

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