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Bombardement de Bouaké: les vies de 9 soldats français valent-elles mieux que celles de 57 Ivoiriens?

Le mercenaire biélorusse Yury Sushkin et deux officiers ivoiriens Ange Gnandhuillet et Patrice Ouei ont été condamnés jeudi 15 avril 2021 par la Justice française pour le bombardement d'un camp militaire français à Bouaké en Côte d'Ivoire le 06 novembre 2004, qui avait coûté la vie à neuf (9) soldats français. Un État souverain comme le revendiquait Alassane Ouattara devant les médias français en octobre 2020, aurait appliqué la loi de la réciprocité en ouvrant un procès contre la France pour le massacre de 57 civils ivoiriens en novembre 2004. Que nenni.

Comme le veut la continuité de l'Etat et dans la lignée des grands hommes d'État, Emmanuel Macron a rendu hommage le 22 décembre 2019 aux neuf (9) soldats français tombés à Bouaké. Accueilli en grandes pompes, le Président français avait dévoilé avec son homologue une stèle en hommage aux disparus, suivi du dépôt des gerbes et d'une minute de silence.

Un simple recueillement auquel n'auront pas droit les 57 civils ivoiriens froidement massacrés par les soldats français devant les caméras du monde entier. Les vies des 9 soldats français valent-elles mieux que celles des 57 Ivoiriens tués le 09 novembre 2004 par d'autres soldats français ? Tout porte à le croire quand les actuels occupants du palais présidentiel d'Abidjan ne leur accorde aucun receuillement à plus forte raison un procès pour situer les responsabilités.

Le soutien à l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo ne fait-il pas d'eux des Ivoiriens, des hommes tout simplement ? Ont-ils mérité les canons français pour leur soutien à Gbagbo ? Laurent Gbagbo n'était il pas le Président de la Côte d'Ivoire ? Le parti politique ou le leader politique prime-t-il sur l'amour pour sa patrie ?

L'Ivoirien nouveau prôné par Alassane Ouattara doit il faire fi de ce passé très récent de son pays ?


Cyrille NAHIN

Content created and supplied by: Cyrille_NAHIN (via Opera News )

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