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Entrée du PDCI au gouvernement: La condition de Bédié qui coince Ouattara

Après les élections législatives, place à la formation du premier gouvernement du troisième mandat d’Alassane Ouattara. Gouvernement qu’il veut ouvrir avec 10 ministres de l’opposition et 25 pour le régime.

Alors des consultations sont en cours pour réceptionner les noms des personnalités de l’opposition afin de publier la liste de ce gouvernement dans les prochains jours.

Le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principal parti de l’opposition a été approché par le pouvoir en place pour des propositions de noms.

Mais les émissaires d’Alassane Ouattara se sont heurtés à une exigence d’Henri Konan Bédié, président dudit parti.

Il a, en effet, posé comme condition, la libération systématique de tous les prisonniers politiques incarcérés dans le cadre de la désobéissance civile avant que son parti ne participe à ce gouvernement.

Du coup, le régime qui a mis aux oubliettes plusieurs détenus dont N’dri Narcisse, directeur de cabinet du président Bédié, est coincé.

Faut-il se passer du PDCI dans le gouvernement dit d’union nationale ?

Faut-il céder à sa condition et libérer les prisonniers politiques ?

L’équation semble difficile à résoudre par le RHDP. Mais elle n’est pas impossible.

Le pouvoir en place est en train d’effectuer un troisième mandat anticonstitutionnel finalement accepté par le peuple qui s’y était opposé farouchement d’Août à Novembre 2020.

Le régime RHDP doit donc faire sa part de sacrifice en libérant tous les prisonniers liés à la contestation de ce troisième mandat qui est en cours au nom de la paix.

C’est peut-être le message qu’Henri Konan Bédié veut laisser à Alassane Ouattara.

Et l’on ose croire que si c’est le cas, ce message ne tombera pas dans des oreilles de sourd.

Nathanael Yao

Content created and supplied by: Africanewsquick.net (via Opera News )

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