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Plainte contre Guillaume Soro à Paris: les propos qui accablent l'ex-chef rebelle

L'ex-Premier ministre ivoirien Guillaume Soro fait l'objet de plaintes à Paris pour tortures et traitements inhumains dans le cas de Michel Gbagbo et pour assassinats et crimes de guerre portant sur les morts de cinq (5) personnes membres de l'ex-rebellion. Les faits remontent à 2004 et 2011. D'emblée, l'une des questions les plus récurrentes est de savoir pourquoi seul Guillaume Soro est ciblé et non le camp Ouattara.

Les propos tenus antérieurement par Guillaume Soro l'accablent. Premier ministre de Côte d'Ivoire et filant le parfait amour avec son mentor Alassane Ouattara, Guillaume Soro avait lavé le chef de l'État ivoirien de tout soupçon quant à son éventuelle implication dans la rébellion ivoirienne. "J'étais le Secrétaire général des Forces Nouvelles (rébellion ivoirienne). Je ne crois pas que ce soit la nature de M. Alassane Ouattara de financer des rébellions. Il avait un parti politique, le RDR. C'est un homme politique. Il avait plus à financer son parti politique que de financer une campagne militaire" avait-il fait savoir au confrère Alain Foka sur RFI.

Dans l'affaire de l'assassinat de Ibrahim Coulibaly dit IB, les propos attribués à Guillaume Soro dans l'affaire des écoutes téléphoniques révélée en 2015 pourraient faire office d'aveux. Une voix attribuée à Soro échangeant avec une personnalité du Burkina Faso, ironise sur la mort de IB. " Ces gens là ne peuvent pas vivre et puis vous allez être tranquilles. Ils ne peuvent pas vivre et puis le Burkina Faso va rester tranquille. Tu imagines qu'on aurait pu faire ce qu'on fait si Tagro et IB étaient vivants ! Tous les jours, IB allait chercher à faire des coups d'États" indiqué cette voix attribuée à Soro. Pour Noémie Saidi Cottier, avocate des familles plaignantes, ces éléments font office de preuves même si le camp Soro remet en cause l'authenticité de ces écoutes téléphoniques.

En somme, ces propos accablants explique la focalisation des plaintes contre Guillaume Soro. Mais dans le cas spécifique de l'assassinat de Ibrahim Coulibaly, Guillaume Soro étant ministre de la Défense et Alassane chef de l'État, n'existe-t-il pas une implication du chef de l'État ? Une énigme qu'il reviendra à la Justice française de résoudre.


Cyrille NAHIN

Content created and supplied by: Cyrille_NAHIN (via Opera News )

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