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3ème mandat en Guinée : le FNDC publie une liste de 93 hauts cadres et magistrats à bannir et juger

Après la chute d’Alpha Condé, le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), une coalition d’ONG et de partis politiques opposée au changement de constitution et au troisième mandat hausse le ton. En effet, le FNDC a, aujourd’hui, à Conakry, une conférence de presse au cours de laquelle il a communiqué une liste de 93 hauts cadres et magistrats à bannir de la transition en cours dans le pays et il entend poursuivre devant les tribunaux nationaux, régionaux et internationaux ces personnes. Au nombre des personnes épinglées figurent l’ex premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana ; Dr Mohamed Diané, ancien ministre de la Défense ; Sékouba Savané, directeur général de la RTG (Radiodiffusion la Télévision Guinéenne), Aissatou Bella Diallo, ancienne DG de la RTG et conseillère en communication d’Alpha Condé. L’information est rapportée par le média en ligne Guinée News. 

Ils sont passibles de poursuites "devant une juridiction compétente de l'Union africaine », a déclaré, Ibrahima Diallo, chargé des opérations du FNDC, lors de la conférence de presse. "Pour le moment, on les considère comme étant des présumés auteurs ou co-auteurs du putsch constitutionnel, des personnes à extirper de tout processus de retour à l'ordre constitutionnel, en attendant que la justice se prononce", a-t-il précisé. Le FNDC accuse ces personnes d’avoir fait la promotion du troisième et favorisé le coup d’Etat constitutionnel d’Alpha Condé. Il remettra cette liste au président du Comité national du rassemblement et du développement (CNRD), le colonel Mamady Doumbouya afin qu’il en fasse un bon usage. Répondant aux questions des journalistes ayant couvert sa conférence de presse, le FNDC a soutenu que ses avocats détiennent les éléments de preuves qui incrimines les personnalités figurant sur sa liste. Il appartient alors à la justice de faire son travail. 

Pour rappel, le FNDC s’est dressé contre le troisième mandat depuis la volonté d’Alpha Condé de changer la constitution en 2019. Plusieurs de ses membres ont été emprisonnés par le régime d’Alpha Condé et certains y ont perdu la vie. Alpha Condé a été réélu pour un troisième controversé en octobre 2020. La situation sociopolitique est restée tendue dans le pays jusqu’au coup d’Etat militaire du 05 septembre dernier, du colonel Mamady Doumbouya, mettant fin au troisième mandat considéré comme un coup d’Etat constitutionnel par le FNDC et nombre d’observateurs. 

Content created and supplied by: FANGNARIGA (via Opera News )

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