Sign in
Download Opera News App

 

 

Depuis Paris, Macron tape du poing sur la table, le chef de l'état Tchadien le rassure

Il s'en est fallu de très peu pour que le lâchage du nouvel homme fort de Ndjamena, se fasse. 4 jours après le ton rassurant qu’il a adopté au Tchad vis-à-vis de la junte militaire qui s’est emparée du pouvoir le 20 Avril dernier, dès l’annonce du décès du Maréchal Idriss Deby Itno, le numéro 1 Français a effectué un bond remarquable en arrière, face à la répression qui s’abattait dans la capitale Tchadienne, sur les partisans de l’opposition et qui, selon un bilan provisoire, a fait 9 morts et de nombreux blessés. 

Depuis le Palais de l’Élysée à Paris où il sortait d'une audience avec son homologue de la RDC, Felix Tschisekedi, Emmanuel Macron s’est clairement démarqué du Conseil Militaire de Transition (CMT) en appelant à ‘’une transition inclusive sur le plan politique’’, et en indiquant ne pas se situer dans une logique de ‘’plan de succession’’. Sitôt dit, sitôt fait. Le chef du CMT, le Général Mahamat Deby Itno qui a succédé à son père, au mépris des textes constitutionnels, s’est empressé de rassurer l'ami Français, en annonçant : ‘’La réconciliation nationale, la paix, l’unité, la solidarité seront en tête des actions prioritaires du Gouvernement. Ces valeurs si chères à notre défunt Président seront éprouvées et sanctuarisées dans le cadre d’un dialogue national inclusif qui sera organisé pendant cette période de transition’’. 

Mieux, s’engage Mahamat Deby Itno, ‘’Je serai le garant de ce dialogue qui n’éludera aucun sujet d’intérêt national selon un calendrier précis que le Gouvernement sera appelé à dévoiler’’. Des déclarations qui tombent à point nommer pour ne pas enliser le grand allié Français dans l'embarras, après les critiques virulentes que ses propos du 24 Avril lui ont valu. 

La tempête apaisée, le dirigeant Tchadien sait qu’il devra s’atteler dans les prochains jours à mettre en œuvre ses promesses, au risque d'indisposer encore une fois Macron, dont l’humeur ne devrait en aucun cas être éraflé dans ce contexte de conflit militaire qui oppose l’armée Tchadienne aux rebelles des FACT. 

Pour l’heure, l’essentiel a été fait. Les formalités ont été effectuées avec la condamnation standard par l’Élysée des tueries sur les civils. Seulement, il faudra désormais se montrer plus sage…

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

ndjamena paris rdc tchad

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires