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Retour de Gbagbo : Le FPI prévenu, "Ce ne sont pas des combats individuels qui vont mobiliser"

Plus que jamais depuis l'extradition en 2011 de son fondateur, le FPI-GOR se retrouve dos au mur. 

Après avoir annoncé ce Mercredi 24 Février le retour effectif de l'ex chef d’état pour la Mi-mars, la branche dissidente du FPI, par la voix de son secrétaire général, Assoa Adou devra désormais faire face à une épreuve, qui jusque-là lui a paru insurmontable : le bras de fer avec le pouvoir en place. 3 mois après le début des négociations sur les conditions du retour de l’ancien président, les avancées restent étonnamment maigres. 

Si les passeports délivrés en Décembre dernier, avaient été salués comme une première victoire pour Laurent Gbagbo, aucun accord n'a pour l'heure été trouvé entre les autorités en place et les émissaires du prédécesseur d’Alassane Ouattara. 

Visiblement, les deux parties n’ont pas les mêmes calculs sur la question. Après avoir réussi à briguer la magistrature suprême pour un 3ème mandat en Octobre 2020, l'actuel dirigeant Ivoirien qui entame son quinquennat sur des braises, suite à une crise électorale marquée par des affrontements intercommunautaires sanglants, a besoin de consolider son pouvoir face à une opposition encore divisée sur la question de la réconciliation. 

De l’autre côté, le FPI-GOR joue sa survie. Noyé dans le débat politique, avec un manque de visibilité au niveau de la relève, et un combat politique limité au retour de l’ancien président, Assoa Adou et ses camarades, ne peuvent espérer que sur le retour au bercail. Le nom de Laurent Gbagbo fait encore recette auprès d’une frange de la population. Et plus le cadet des trois grands tarde à rentrer, plus le combat s’essouffle. 

Dans ce jeu de dupe auquel semblent se livrer les deux parties, il est clair que le FPI part défavorisé. Concrètement, l’ex parti présidentiel ne dispose d’aucun moyen de pression pour faire plier le régime Ouattara. La rue, il ne faut pas espérer, surtout dans ce contexte de retour de l’opposition dans le jeu électoral. 

C’est l’analyse que faisait ce Mercredi, Boga Sako Gervais, vice-président d'EDS, dans l’entretien qu’il nous accordait. ‘’Si nous rentrons dans la république, quels moyens de pression avons-nous pour nous opposer à la république de Ouattara ? Dans le fond, les législatives engagent plus les Ivoiriens de tous bords que le retour du président Gbagbo…Il y’a des combats qui engagent la nation. Si les combats qui engagent la nation, on ne les mène pas, ce ne sont pas des combats individuels qui vont mobiliser’’, a-t-il prévenu. Le vin est tiré ! Il faut le boire…

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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