Sign in
Download Opera News App

 

 

Libération des soldats ivoiriens, Awassa Abdoul et la CONASU lancent un ultimatum de 72 heures


Le président de la junte malienne a désormais jusqu’à trois (3) jours pour libérer les 46 soldats ivoiriens sinon, il aura affaire à la CONASU.


Dans l’affaire des 46 soldats ivoiriens, encore détenus au Mali, il faudra s'attendre à une négociation.


La junte malienne ne souhaite pas libérer les 46 soldats ivoiriens détenus au Mali sans contreparties politiques de la part de leur pays.


Le colonel Assimi Goïta, chef de la transition au Mali a été clair à ce sujet le vendredi 9 septembre 2022 à l’occasion d’une visite de Geoffrey Onyeama, ministre Nigérian des affaires étrangères à Bamako. Assimi Goïta veut échanger les 46 soldats ivoiriens contre des opposants réfugiés en Côte d'Ivoire. La junte malienne veut donc échanger les militaires ivoiriens détenus depuis le 10 juillet 2022 à Bamako contre des opposants maliens à savoir, Karim Kéïta, fils de l’ancien président Ibrahim Boubakar Kéïta et de Tiéman Hubert Coulibaly, ancien ministre de la défense et des affaires étrangères.


Si pour l’instant le Gouvernement ivoirien n’a pas réagi à cette demande de la transition malienne, la Coalition Nationale pour le Sursaut (CONASU) trouve injuste cette demande du chef de la junte malienne, Assimi Goïta.


En tournée à Divo, Gagnoa et San-Pédro, des villes de l’intérieur de la Côte d’Ivoire les samedis 10 et dimanche 11 septembre 2022, Awassa Abdoul, porte-parole en chef de la CONASU et ses camarades ont crié leur colère face à cette demande d’Assimi Goïta.

Au cours d’un meeting animé dans la ville de Divo, Awassa Abdoul a situé le contexte de la création du mouvement CONASU.


Pour lui, il est important que le président de la junte malienne jette un regard dans le rétroviseur pour se rendre compte que la Côte d’Ivoire est un Pays de paix.


Le porte-parole en chef de la CONASU a invité les jeunes et les populations de cette ville qui a été marquée par plusieurs crises communautaires dont celle la plus marquante fut celle de « l’affaire Draméra », à ne pas prêter attention aux déclarations tapageuses du président de la junte malienne.


« Nous vivons en paix et à l’aise avec nos frères ressortissants maliens et de la CEDEAO en Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire est un pays de paix et nous jeunes ivoiriens, nous sommes responsables et engagés avec le président Alassane Ouattara. », a précisé le porte-parole en chef de la CONASU.


Revenant sur la demande d’échange de prisonniers formulée par Assimi Goïta lors de la visite du ministre des affaires étrangères nigérian à Bamako, Awassa Abdoul, s’est, au nom de ses camarades de la CONASU, dit choqué.


« Même si lui Assimi Goïta, il arriverait qu’un jour qu’il soit en exil, nous sommes prêts à lui donner l’asile en Côte d’Ivoire parce qu’un exilé a le droit d’être protégé. Que le président Assimi ne cherche pas à gâcher les relations qui existent entre la Côte d’Ivoire et le Mali. C’est pourquoi, je voudrais saluer la diplomatie du président Alassane Ouattara et les démarches entreprises par le gouvernement ivoirien, dirigé par le Premier ministre Patrick Achi », a lâché Awassa Abdoul.


« Nous n’allons jamais permettre que le président Assimi Goïta et la junte malienne manquent de respect au président Alassane Ouattara, parce que c’est notre fétiche », a ajouté le porte-parole en chef de la CONASU.

Toujours sur leur lancée, le responsable de la CONASU, Awassa Abdoul et ses camarades, dénonçant le chantage du président de la junte malienne, ont lancé un appel depuis Divo. Un ultimatum de 72 heures fut lancé au président de la junte malienne pour libérer les 46 soldats ivoiriens restant, faute de quoi, la CONASU et les jeunes ivoiriens se rendront à Bamako, les prochains jours.


« Que le président Assimi se ressaisissent, nous les jeunes, nous allons lui donner jusqu’à 72 heures à compter de ce lundi 12 septembre 2022 pour libérer nos 46 soldats restants sinon nous-même, nous allons aller à Bamako le voir pour libérer nos soldats et je prends cet engagement au nom de la jeunesse ivoirienne pour dire que d’ici 3 jours, si nos militaires ne sont pas libérés, on sera à Bamako », a lâché Awassa Abdoul.


Enfin, Sidibé Yacouba, président de la communauté CEDEAO de Divo, a saisi cette occasion pour revenir sur les bonnes relations qui ont toujours existé entre ivoiriens et maliens. Il a exhorté les deux peuples à ne pas tomber dans les travers de cette crise passagère entre la Côte d'Ivoire et le Mali.


« Les Maliens établis en Côte d’Ivoire souhaitent la paix et la cohésion sociale. Ces moments que nous éprouvons seront des moments qui seront surmontés. Ne nous laissons pas entraîner dans la tentation des propos que nous attendons ici et là dans cette affaire des soldats ivoiriens détenus au Mali. », a exhorté Sidibé Yacouba pour terminer.


Junior Azoh

Content created and supplied by: justinfo (via Opera News )

bamako mali

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires