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Présence des Dozos à l’Ouest : des élus du Guémon évitent le sujet

Interrogés, la semaine dernière, sur la présence controversée des Dozos dans la région du Guémon, des élus de cette partie de l’Ouest de la Côte d’Ivoire, n’ont pas daigné répondre à nos questions.

Qu'est-ce justifie la présence des Dozo dans la région du Guémon ? Quelle autorisation administrative leur permet de porter des armes et de procéder à des contrôles routiers ? A quel ministère les camps Dozo, établis dans cette région, rendent-ils compte ? La chasse n’est-elle pas interdite sur le territoire national depuis 1974 ? Que font ces ‘‘chasseurs traditionnels’’ armés venus du Nord dans la région Ouest ?

Ce sont là les questions adressées à quelques élus de la région du Guémon. Des questions qui font suite à la dernière expédition punitive des Dozos à Guézon le 27 décembre 2020 et qui s’est soldée par 7 morts. Ces ‘‘chasseurs’’ ripostaient à la mort de l’un des leurs suite à un affrontement avec des jeunes autochtones.

Ces questions sont adressées à Guibony Oulai Honoré, maire de Duékoué, département dans lequel les faits se sont produits. Son service communication nous ramène au Conseil régional. Sur le chemin, nous contactons Oula Privat, député de Guéhiébly, sous-préfecture du département de Duékoué. Le service communication ne réagit toujours pas.

Au sénateur Sath Evariste, nous nous tournons. Là encore, aucune réponse. L’autre sénateur de la région, Antoine Dieth Oulounego accepte de répondre à nos questions. « Je condamne à la dernière énergie cette barrière d'un autre âge. De nos jours, personne ne peut se faire juste, en tout cas, pas sous le Président Ouattara. Ces actes ignobles, n'honorent pas la côte d'ivoire. Les auteurs doivent être traduits devant les juridictions de notre pays. », a-t-il indiqué. Derrière ce beau discours, nous réitérons nos questions.

« Je ne saurai répondre à cette question pour éviter les polémiques. Quelques soient les raisons ou justificatifs, je condamne fermement l'acte. », finit-il par avouer. Peut-être faudra-t-il se tourner vers les autorités ivoiriennes pour exiger des réponses. Nous y reviendrons.


Cyrille NAHIN

Content created and supplied by: Cyrille_NAHIN (via Opera News )

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