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Procès Soro / un accusé déclare : "Les armes nous ont été remises par le général Vagondo", les détails

Le procès de l'ancien président de l'Assemblée Nationale ivoirienne Soro Kigbafori Guillaume et de dix-neuf (19) de ses coaccusés était à sa troisième journée hier jeudi 27 mai 2021. Lors de cette audience, le chef de la garde rapprochée de l'ancien chef du Parlement, le Commandant Kassé Kouamé, a révélé hier avoir reçu les armes trouvées au siège de Générations et Peuples Solidaires (GPS) et dans la lagune, des mains du Général Diomandé Vagondo depuis le Golf Hôtel qui était le siège de campagne d'Alassane Ouattara à l'élection présidentielle de 2010.

Soro Guillaume et de dix-neuf de ses coaccusés, accusés par le tribunal criminel d'Abidjan de « complot contre la sûreté de l'État, participation à une bande armée sans y exercer aucun commandement, détention sans autorisation d'armes à feu de la première catégorie, et d'actes et manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique », l'ancien président de l'Assemblée Nationale ivoirienne et ses compagnons de Générations et Peuples Solidaires comparaissent devant le tribunal criminel d'Abidjan. La troisième audience du procès Soro a été le lieu d'évoquer la question des armes retrouvées, le 23 décembre 2019, au siège du mouvement politique de l'ancien Président de l'Assemblée Nationale ivoirienne, ainsi que l'arsenal retiré de la lagune à quelques encablures de sa résidence d'Assinie mafia, située à 94 km à l'est de la capitale ivoirienne (Abidjan).

« Est-ce des armes de guerre ou c'est juste pour chasser des oisillons ? », a interrogé le président du tribunal criminel d'Abidjan. Sous l'ordre du président du tribunal, appelé à témoigner individuellement et en l'absence des autres prévenus, prié de quitter la salle d'audience, le commandant Jean Baptiste Kassé Kouamé n'a pas mis du temps a se mettre à table. À cet effet, l'un des trois militaires présents dans le box des accusés déclare ouvertement que: « C'est au Golf Hôtel que le Général Vagondo Diomandé nous a remis ces armes. Il est là, vous pouvez lui demander. »

En effet, il s'agit selon cet élément de Forces Armées de Côte d'Ivoire (FACI), d'un total de 50 kalachnikovs pour ses 50 hommes de la garde rapprochée de l'ancien président de l'Assemblée Nationale ivoirienne Soro Guillaume. Cette garde étant réduite à 20 éléments à l'époque, le surplus des 30 kalachnikovs était alors entreposé au siège de GPS. Avouant que l'atmosphère politique était tendue, ce jour-là, dans la foulée du retour manqué de Guillaume Soro à Abidjan, le Commandant Kassé Kouamé indique avoir demandé à six de ses hommes de les détruire après une grosse surprise.

Poursuivant, il s'explique et témoigne : « J'étais à la résidence du président Soro quand j'ai été appelé qu'il y avait des troubles au bureau annexe du président. J'avais été aussi surpris que la résidence de M.Soro était encerclée par les policiers. On a aussi constaté que des hommes encagoulés sautaient la clôture du bureau annexe... Comme nous devions partir, j'avais leur qu'on puisse prendre ces armes... On arrêtait les gens à gauche à droite, je ne savais pas quoi faire... Alors troublé, j'ai eu juste le temps de dire à mes éléments d'aller jeter ces armes à la lagune pour les détruire afin qu'on ne vienne pas les utiliser contre nous. (https://www.afrique-sur7.fr/478698-guillaume-soro-dev-tribunal-criminel)

Par ailleurs, le président du tribunal criminel a interrogé l'accusé militaire sur les raisons qui l'ont poussé à jeter les armes « dans un rayon bien rétréci » aux abords de la résidence de Soro Guillaume et non pas à Abidjan. Mais toutes ces interrogations sont restées sans réponses. S'agissant des deux autres accusés militaires à savoir : le sous-officier Lamine Traoré et Emmanuel Silué, soldat et chauffeur, disent avoir été de simples exécutants dans cette affaire de détention d'armes et autres.


RAMADAN-KONÉ


Source :

- Afrique sur7

Content created and supplied by: RamadanQuaresmaKoné (via Opera News )

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