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Suspense : Un flou qui attise les rumeurs d’une possible exécution du président Deby par ses proches

Mort d'Idriss Déby ITNO

Officiellement déclaré mort des suites d’une blessure sur le champ de bataille contre la rébellion FACT, l’ex président tchadien Idriss Déby ITNO, habitué des fronts laisse en berne les questions sécuritaires et géostratégiques de la région, particulièrement celle de la lutte contre le terrorisme. 

Les circonstances de la mort de ce président-guerrier (très souvent en première ligne de front) sont, pour l’instant, entourées de mystères. Un flou qui attise les rumeurs d’une possible exécution du président Deby par ses proches collaborateurs. Cependant, la nomination de son fils à la tête du pays par les militaires pourrait discréditer la logique d’une trahison interne. En marge de ces discours officiels et officieux, la mort d’Idriss Déby, au regard du grand silence des Etats de la sous-région et la déclaration de la France sur la « perte d’un grand ami et allié », semble de toute évidence présager d’un futur ténébreux. 

Arrivé au pouvoir en décembre 1990 par un coup d’Etat militaire contre le régime de Hussein Habré, Idriss Déby dirigeait depuis plus de 30 ans le Tchad. Ce super allié de la France, très soutenu par Paris, en dépit des nombreux rapports contre son pouvoir, s’est hissé comme un point incontounable de la France dans la région du Sahel. Plusieurs fois contesté par des rébellions, Idriss Déby s’est vu, à maintes reprises, sauvé la face par des interventions militaires françaises dont la dernière en date remonte à 2019. 

Idriss Déby lâché par la France ? Il est difficile de soutenir que Deby ait été lâché par la France. Son déplacement récent à l’investiture de Denis Sassou, à la veille des résultats de l’élection présidentielle au Tchad porte à croire que l’ex président tchadien ne craignait ni son opposition ni la rébellion FACT. Cela témoignerait par conséquent de l’effectivité des rapports privilégiés entre l’homme d’Etat et la France.

A l’heure où la France entend réduire ses effectifs au Sahel, l’armée tchadienne, dirigée par son maréchal Déby s’illustre par ses offensives comme les plus aptes et la plus aguerries à la lutte contre le terrorisme. Idriss Déby, en dépit de ses critiques contre la politique africaine de la France, n’a cessé d’être l’allié fidèle de la France au Sahel. Il avait d’ailleurs annoncé en février dernier l’envoie de 1200 soldats tchadiens à la zone des trois frontières pour enrayer la menace terroriste. Faut-il rappeler que l’Etat-major de Barkhane a annoncé des mois auparavant l’arrêt des opérations dans ce nid-terroriste pour un autre agenda. Ainsi, Idriss Déby, naviguant à contre-courant des opérations de Barkhane, livrait une guerre franche contre le terrorisme.  

Par ailleurs, la rébellion FACT qui a "eu raison" de l'ancien président tchadien a pris forme en libye post-Khadafi. Or, Déby ainsi que plusieurs chefs d'État du Sahel n'ont cessé de critiquer la France pour avoir ouvert la boite de pandore en participant à l'assassinat de Khadafi. La mort d'Idriss Déby risque fort bien de donner de nouvelles reconfigurations géostratégiques et géopolitiques dans la région.


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Affaire à suivre.......

Content created and supplied by: RamadanQuaresmaKoné (via Opera News )

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