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Délestage ou incidents techniques : les efforts de Ouattara en termes d'électricité sabotés

Depuis quelques jours, les populations Abidjanaises et celles de certaines villes de l'intérieur du pays vivent dans l'angoisse des coupures intempestives d'électricité. Si la CIE a entre-temps communiqué pour justifier cette situation, le pouvoir d'Abidjan voit ses efforts mis à mal.

Le 14 avril dernier, la Compagnie Ivoirienne d'électricité (CEI) produisait un communiqué pour indiquer la cause des coupures d'électricité ces derniers jours à Abidjan et dans certaines villes de l'intérieur. Des incidents sur la ligne de haute tension seraient à la base. Le 21 avril, un autre communiqué de la compagnie indique qu'un incendie survenu à la centrale de production d'Azito venait s'ajouter à la situation déjà invivable. Depuis, c'est à leur dépens que les Abidjanais et certaines populations de l'intérieur dont Daloa vivent au rythme d'une électricité non-permanente. Une situation qui fait plonger dans le souvenir douloureux du délestage de l'année 2010.

Et pourtant, depuis son accession à la magistrature suprême, le Président Alassane Ouattara a engagé de grands chantiers dans le sens d'une couverture de tout le pays en électricité. Et d'ailleurs, cette vague de coupure intervient au moment où le pays poursuit l'objectif d’améliorer la compétitivité des entreprises ivoiriennes d'électricité et améliorer aussi les conditions de vie des populations. C'est en cela que l'État Ivoirien vise depuis un moment, l'électrification de l’ensemble des localités de la Côte d’Ivoire. Et ce, d'ici la fin 2025. 

Mais déjà, à travers plusieurs initiatives dont le Programme National d’Électrification Rurale (PRONER), initié en 2013, d'importants efforts ont été faits en vue de l’électrification des localités de plus de 500 habitants. Cette vague conjoncturelle de coupure intervient aussi au moment où le ministère de l'énergie annonce la réduction du Temps Moyen de Coupure (TMC). À l'époque où il gérait encore les questions énergétiques, le ministre Abdourahmane Cissé avait indiqué que ce temps était passé de 55,9 heures en 2010 à 22,3 heures par an en 2018. Jusqu'à 2018, il a été annoncé l'électrification d'environ 2 122 localités. Ce qui est une prouesse pour l'État vu qu'entre 1960 et 2010, la Côte d'Ivoire avait électrifié 2 818 localités.

Avec la multiplication de ses installations énergétiques, dont l'un des derniers est le barrage de Soubré, le pays visait 4.000 MW en 2020 et 6.000 MW en 2030. Cette capacité permet au pays d'exporter son électricité vers le Ghana, le Burkina, le Mali, le Togo et le Bénin. D'ailleurs, cette autre situation n'est pas toujours bien assimilée par tous les Ivoiriens. Surtout ceux qui trouvent que le pays n'a pas encore atteint 100 % de couverture électrique. À ce niveau, la réponse peut être foncièrement économique. La Côte d'Ivoire au vu de ses priorités peut préférer vendre cher son électricité pour convertir la manne financière qui en découle en infrastructures socioéconomiques (centre de santé, écoles, routes, ponts, etc.).

Ces chiffres sont certes éloquents, mais les populations vivent actuellement le désarroi lié à la disponibilité séquencée de l'électricité. Le pays gagnerait très certainement à diversifier ses sources d'énergie afin d'être prompt à compenser un éventuel dysfonctionnement dans l'un des systèmes. C'est pourquoi, l'annonce de la construction d'une centrale solaire flottante en Côte d'Ivoire est la bienvenue. Le soleil peut bien servir à autre chose qu'à assécher les cours d'eau au dépens du bon fonctionnement des installations énergétiques.


Dégnimani Yéo


https://www.gouv.ci/impact-developpement/accueil/plus_loin_detail/sur-les-enjeux-du-secteur-de-l-energie163/10

Content created and supplied by: Dégnimani_Yéo (via Opera News )

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