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Mandat d'amener contre Soro / Habiba Touré " Que Soro revienne en France et on verra..."


C'est certainement l'événement qui aura marqué l'actualité politique, cette semaine. Il s'agit du rebondissements dans l'affaire de la juge française Sabine Kheris contre Guillaume Soro, ancien président de l'Assemblée nationale ivoirienne, en exil depuis quelques années, en Europe. Suite à la plainte de l'honorable Michel Gbagbo pour "enlèvement, séquestration, traitement inhumain et dégradant" déposée devant les juridictions françaises en juillet 2012. Et les pro-Soro, visiblement mal à l'aise devant la résurgence de cette affaire qui vient en ajouter aux tribulations de leur mentor vivant pratiquement en semi clandestinité, les tentatives de disqualification de la plainte et du plaignant ne manquent pas. Et ils vont dans tous les sens. Au point de pousser Maître Habiba Touré, avocate de Michel Gbagbo à réagir, aujourd'hui sur une chaîne de télévision en ligne de la diaspora ivoirienne, en France.

Réagissant, en effet, à la recevabilité d'une telle plainte auprès des tribunaux français, la jeune avocate a marqué son étonnement devant les arguments tendant à faire croire que cette affaire ne peut être connue que par les juridictions ivoiriennes. Étant entendu que le plaignant et l'accusé sont de nationalité ivoirienne et les faits sont intervenus en Côte d'Ivoire. "Ce n'est pas la Première plainte déposée devant la justice française sur des faits intervenus en Côte d'Ivoire. On a, par exemple, le cas de la disparition de Guy André Kieffer. La disparition est intervenue en Côte d'Ivoire, mais la plainte a été déposée en France. Parce que Guy André Kieffer est un ressortissant français. Et les dispositions légales françaises permettent de saisir la justice française dès lors que la victime ou le présumé coupable est français." A t elle indiqué non sans citer les articles qui soutiennent son argumentaire. Elle a, par ailleurs, tenu à apporter un démenti aux informations faisant état de la levée du mandat d'amener dont l'exécution s'était heurtée à la diplomatie ivoirienne, en 2015. " Si le mandat est levé, que M. Soro revienne en France en visite privée ! Pourquoi a-t-il écourté sa visite officielle s'il ne craignait rien? Pour être sérieux, ça n'a pas de sens. Il y a une tentative d'exécution du mandat qui a abouti à un procès verbal de vaine recherche puisqu'on n'a pas pu l'appréhender. Et le code de procédure pénale français, en son article 134 est clair : procès verbal de vaine recherche et mandat d'amener valent mise en examen de l'intéressé. Ça veut dire que la procédure se poursuit." A expliqué Habiba Touré, par ailleurs chef de cabinet du président Gbagbo, le père du plaignant.

Dans tous les cas, la résurgence de cette affaire vient relancer à nouveau le débat sur la place de la justice dans le processus de réconciliation. Une problématique qui reste pour l'heure l'angle de défense des pro-Soro.

Emmanuel Fofana

Content created and supplied by: Emmanuelfofana (via Opera News )

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