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Opinion/Après la Guinée et le Mali, le Burkina tangue, serait-ce une révolution ouest africaine ?

La situation sociopolitique en Afrique de l'ouest, même si elle n'est pas alarmante, devra tout de même appeler l'attention des gouvernants de la zone. Après deux coups d'État en moins d'un an au Mali et l'éviction d'Alpha Condé en Guinée, le Burkina Faso du Président Roch Christian Kaboré connait des mouvements d'instabilité ces derniers jours, un vent qui n'est pas de nature à créer la sérénité dans la vaste zone du Sahel et de l'Afrique de l'ouest en proie à des attaques récurrentes de groupes armés.

Image d'illustration de la zone CEDEAO

Si Le Mali, le Burkina Faso et le Niger qui sont des pays recurremment frappés par des attentats terroristes devraient encore faire face à un des mouvements de déstabilisation des pouvoirs en place, cela devient une difficultueuse équation à résoudre pour ces pays. Et pire, ces vents de mécontentements populaires pourraient largement exposer la zone ouest africaine qui subit déjà des attaques sporadiques de bandes armées.

Par ailleurs, il convient d'indiquer que depuis les sanctions de la CEDEAO contre le pouvoir militaire au Mali, l'on remarque une sorte de contestation de la crédibilité de cette organisation sous-régionale. Plusieurs voix au Mali comme dans certains pays africains ont dénoncé les sanctions contre le pouvoir malien, lesquelles sanctions dont la répercussion est globalement ressentie au Mali voire sur les pays voisins.

Les Chefs d'État de la zone CEDEAO lors du récent Sommet sur le Mali au Ghana.

Après la Guinée et le Mali qui '' tiennent tête '' à la CEDEAO, le Burkina Faso va-t-il aussi entrer dans ce cercle avec ce qui se passe dans le pays des hommes intègres ? En effet, depuis ce dimanche 23 janvier, il a été signalé des tirs nourris dans des camps militaires du pays que dirige Roch Christian Kaboré. S'il est pour l'heure prématuré d'évoquer la thèse de coup d'état, cependant cela ressemble bien aux scénarios vécus en Guinée et au Mali. De tout ce qui précède, peut-on réellement construire des démocraties solides en Afrique de l'ouest avec cette façon d'accéder au pouvoir ?

Barthélémy Simporé, ministre Burkinabè des armées et des anciens combattants démentant sur la télévision nationale, la thèse de coup d'état dans son pays.


Si ce n'est pas un cas de viol constitutionnel, c'est une affaire de renversement de pouvoir par la force des armes. Dans les deux cas, il apparait difficile d'accuser le militaire ou le politique, vu que chacun semble quelque part, marcher sur la loi fondamentale de son pays, or seul le respect des lois peut créer les conditions d'une stabilité durable dans les jeunes démocraties en construction en Afrique. Barack Obama ne disait-il pas lors de sa visite en 2009 au Ghana que '' l'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, mais d'institutions fortes.''

Image d'illustration.


As. B

Content created and supplied by: Assibena (via Opera News )

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