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(Opinion) : Et dire que les Ivoiriens n’ont pas eu le droit de donner leurs voix à Mamadou Koulibaly

Toujours une longueur d’avance. Le professeur Mamadou Koulibaly s’est toujours distingué par le débat. Loin du culte de la personnalité propre à ceux que certains qualifient de seigneurs de la politique ivoirienne, l’ex-chef du Parlement ivoirien a de tout temps privilégié les idées. Muré dans le silence après avoir tout dit, ses vidéos cristallisent l’actualité ces jours-ci marqués par la cherté de la vie.

A la faveur de l’adoption de la Constitution de novembre 2016, Mamadou Koulibaly, fondateur de la formation politique Liberté et Démocratie pour la République (Lider), mettait les Ivoiriens en garde contre l’avènement d’institutions budgétivores et leur impact sur les conditions de vie des citoyens. Quatre années plus tard, cette mise en garde est d’actualité.

Par-dessus la hausse des coûts des produits alimentaires au niveau mondial, liés à la pandémie Covid-19, il faut bien admettre que le train de vie du pouvoir d’Etat avec la création d’institutions budgétivores : vice-présidence de la République, Sénat, ministres gouverneurs, ministres conseillers, gouvernement de 41 membres …tandis que la dette du pays s’élève à 17 676 milliards selon les chiffres officiels du ministère de l’économie et des finances.

Mamadou Koulibaly a annoncé en substance que le financement de ces institutions budgétivores entraînera l’instauration de taxes sur les produits de consommation. Hélas ce ‘‘prophète’’ n’a pu se soumettre à l’exercice démocratique que représente l’élection en raison du rejet de sa candidature à la présidentielle contestée d’octobre 2020 pour défaut de parrainage selon le Conseil constitutionnel.

Le vin est tiré, il ne reste plus qu’à le boire. Les Ivoiriens, dans l’ensemble, subissent la cherté de la vie quelle que soit leur formation politique.

 

Cyrille NAHIN

Content created and supplied by: Cyrille_NAHIN (via Opera News )

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